Activité sur May, la réfractaire
Résumé · May Picqueray n’a loupé aucun des grands rendez-vous de l’histoire du XXe siècle. Dès 1921, elle envoie un colis piégé à l’ambassadeur des États-Unis à Paris, pour protester contre la condamnation à mort de Sacco et Vanzetti. En novembre 1922, elle est mandatée par la Fédération des métaux de la CGTU au congrès de l’Internationale syndicale rouge, à Moscou. Elle monte sur la table pour dénoncer un congrès en train de se goberger pendant que les ouvriers russes crèvent de faim, chante Le Triomphe de l’anarchie en fin de repas et refuse de serrer la main de Trotski, à qui elle est pourtant venue demander la libération des anarchistes. Pendant la guerre, elle fabrique des faux papiers. Puis elle s’investit dans les mobilisations du Larzac, de Creys-Malville, œuvre en faveur des objecteurs de conscience. Rien ne prédisposait cette petite Bretonne ayant commencé à travailler à l’âge de 11 ans, devenue correctrice du Canard enchaîné, à côtoyer Sébastien Faure, Nestor Makhno, Emma Goldman, Alexandre Berkman, Marius Jacob... Ce livre d’une réfractaire à toutes les injustices est de ceux qui incitent à ne pas désespérer de l’espèce humaine.
May Picqueray a été l'une des grandes figures de l'anarchisme français du XXeme et ses mémoires très vivantes et pleine d'énergie, bien que rédigées à 80 ans, sont plus qu'intéressantes, un témoignage riche ; de ses débuts auprès de Sébastien Faure à sa rencontre "mouvementée" avec Trotsky lors d'un congrès syndical à Moscou en 1922, son engagement anarcho-syndicaliste, sa mobilisation en faveur de Sacco et Vanzetti, puis son engagement antimilitariste auprès de Louis Lecoin, et enfin la créati...
Le 6 mai 2026



