Ce film marque moins une rupture qu’une mue chez Ryoo Seung-wan, un abandon assumé de la nervosité spectaculaire au profit d’un regard plus froid, plus incisif. Là où son cinéma s’embrasait autrefois, il choisit ici de contenir, de retenir, de disséquer. Cette approche, presque clinique, dépouille l’espionnage de tout vernis héroïque pour en