Après le double album foutraque et barré Les Créatures et L'Homme à Trois Mains et des premiers pas au cinéma devant la caméra de son ami Thierry Jousse dans le court-métrage Nom de Code : Sacha, errance amoureuse dont il signera la bande originale, Katerine revient à la poésie.
Une poésie si folle qu'elle déborde sur la pochette tout autour de sa tête, allant jusqu'au delà d'un septième ciel pas assez haut pour sa créativité. 8ème ciel, porté par son tube Mort à la poésie, titre en contradiction parfaite avec celle de son album tant elle en est un sommet Katerinien parfait.
L'artiste dépeint ici toute sa fantaisie, dans des textes irréels où des lieux rêvés et fantasmés (Barbecue à L'Elysée, Wallis et Futuna) ou bien de l'apparition (Sainte Vierge) allant jusqu'à créer deux personnages (Le Général Fifrelin et Boulette, une petite fille) Katerine enchante le quotidien et le monde qu'il l'entoure, dans une folie poétique incandescente.
La ballade est colorée d'absurde, de beau et de grandiose, et niveau composition, la palette est large, et sonne définitivement plus pop qu'à l'accoutumée. Dansant et coloré le Katerine de 2002 est beaucoup plus excentrique et semble ici se libérer en offrant un morceau de son univers si doux et décalé. C'est beau et c'est fou. Comme la poésie.