A World Destroyer par AntoineRA
DEGRADEAD qui attend deux ans avant de sortir un nouvel album ? C’est plutôt surprenant de la part de ce groupe qui avait proposé Out Of Body Experience une année après son premier disque. Peut-être ont-ils enfin compris qu’il fallait laisser le temps à leur musique d’évoluer et s’affiner… ou pas. En effet, ce délai de sortie n’est dû qu’à la fermeture du label Dockyard1, et au temps de signer un contrat avec Metalville Records. Ce nouvel opus, A World Destroyer, a donc été enregistré en 2010, et toujours avec le même line-up.
Fait assez intéressant pour être souligné, puisque la formation suédoise n’a eu à subir aucun désistement depuis sa création. D’un côté, il risque peu d’y avoir de divergences musicales au sein du quintette puisque DEGRADEAD se contente de reproduire indéfiniment la même musique.
[...]
Et ce sont des petits détails de ce genre, de-ci de-là dans l’agencement et l’exécution des lignes instrumentales, qui contribuent à freiner cet album. Car, malgré la combinaison de riffs mélodiques imparables et du growl caverneux dont dispose ce titre fleuve, le refrain est complètement gâché par l’emploi d’une voix claire peu maîtrisée.
[...]
Avec ce troisième album, DEGRADEAD partage des compositions à l’image de l’artwork, dépourvues d’originalité et d’harmonie. Si l’on apprécie les passages plus extrêmes, en partie grâce aux capacités du frontman, l’absence d’envolées ravageuses de la batterie couplée aux guitares ronflantes se fait sentir, laissant des pistes sans grand moment de gloire. Par ailleurs, l’ajout toujours plus important de claviers anodins et d’un chant clair pénible, au sein d’une musique qui n’évolue guère, donne davantage l’impression d’une formation sur le seuil du split que pleine de promesses.
----- Lisez la critique complète et détaillée sur Metal-Impact.com -----