Compilé par Sesto Sesto et masterisé par Lior Perlmutter (Astral Projection), ce CD rassemble les productions d'artistes originaires d'Afula, leur ville natale. Comme son titre l'indique, la sélection de morceaux est axée sur le full-on, alors attendez-vous à moins de groove compact et full-on que d'habitude.
1. Sesto Sento – Teddy Enters Wonderland
Sesto Sesto (Aviram Saharai, Itai Spector, Matan Kadosh) ne propose pas l'atmosphère feutrée que je pensais avec un titre pareil. Il se rapproche davantage de « Primi TB » que de leurs autres titres plus émotionnels. Un bon morceau, mais pas parmi leurs meilleurs en raison de sa structure assez classique.
2. Apocalypse – Play Boy
Apocalypse (Itai Yona) ne me déçoit pas une fois de plus après Master Peace et Fucking Noise. Combien de temps parviendra-t-il à maintenir ce niveau de production et de créativité ? Je ne sais pas, espérons-lui juste de pouvoir concocter un album complet aussi bon que ces trois compilations.
Oh, deux mots sur Play Boy : c'est funky et planant dans une ambiance matinale globale, beaucoup plus axé sur le cerveau que sur le corps comparé à ses deux précédents morceaux (mais ça ne veut pas dire que ce n'est pas dansant, bien sûr).
3. Ferbi Boys – Backteset 2004
Un morceau de Ferbi Boys (Aviram Saharai, Itai Spector), cool, ça faisait longtemps que je n'avais pas écouté de nouveau morceau de ce projet parallèle « Sesto Sento ». Des sons corrosifs et tranchants soutiennent la mélodie spiralée, nerveuse et tendue, assez inattendue de la part de ces gars-là, mais qui prouvent qu'ils sont à l'aise avec différentes orientations transe. J'aime aussi les leads mystérieux en arrière-plan à partir de 3'40, qui reviennent par petites touches plus tard.
4. Gataka vs Bizarre Contact vs Bishop – The Oracle
Ce trio (Matan Kadosh, Didi Ezra, Kfir Lankry, Chris Guimares) propose des harmonies puissantes, un break et un lead déjà entendus à 3'30, une production vraiment fulgurante. On s'attend à ce que le truc décolle, mais ça ne décolle jamais. Aucune créativité, aucune originalité pour moi, tout simplement mauvais.
5. Aquatica – Place Of Panic
Je ne suis pas un grand fan d'Aquatica (Elad Asy), c'est aussi le cas ici. Son et harmonies très puissants. On dirait que le gars est fan des roulements de batterie qui montent et descendent (whaou, quelle originalité, et pas du tout clubbytrance !). Bon, le point positif, c'est l'énergie joyeuse qui se dégage du morceau. Au final, je dirais que c'est un morceau moyen et entraînant, avec une production limitée selon moi.
6. Systemic – Systemic On A Machine (édition Ferbi Boys)
Le nouveau venu Systemicn (Dekel Maman) montre encore plus de talent. Le point culminant du morceau est sans aucun doute le moment où le lead commence à hoqueter, très drôle et sautillant à 2'40 puis plus tard à 6'05. On peut également s'attendre à d'autres effets très tordus tout au long du morceau. Systemic On A Machine est une très belle production finement ciselée pour un premier morceau.
7. Intergalactic – Waves Of Joy
Intergalactic (Vik Shefy) débute par une douce intro, mais le son manque de clarté, trop saturé et l'harmonie est trop saturée (la douceur revient néanmoins plus clairement sur le morceau principal). Puis, tout revient à la normale lorsque le morceau est vraiment lancé : un morceau speed, groovy et mélodique. Le lead principal semble déjà entendu dans de nombreux autres morceaux, et il est ensuite modifié. Vers 3'00, on trouve également un sample autotuné d'une femme, qui est également modifié. Malgré quelques originalités sonores, c'est un morceau vraiment rock et efficace.
8. Gataka vs Thujon – Son Pax
Ce duo (Matan Kadosh, Simon Schwendener) tente de créer un morceau groovy et consistant (pas très rapide, je trouve), mais il manque trop de choses (un bon lead mélodique à 6'30 par exemple) pour être intéressant. Même si l'idée de base était bonne, le résultat est trop lourd et ennuyeux, moyen. Continuons, peut-être que ça marchera vraiment la prochaine fois.
9. Apocalypse vs Sesto Sento – Soul Calibur
Dernier morceau, une conclusion compacte et groovy typique, cette collaboration mène à un morceau plus inspiré que Teddy entre au pays des merveilles. Soul Calibur inclut des sonorités grinçantes tout du long et des lignes de basse changeantes.
Je trouve cette compilation un peu faible (plusieurs morceaux [1 et 5 par exemple] contiennent des roulements de batterie à la construction très eurodance), comparée à toutes les bonnes sorties précédentes de Compact depuis leurs débuts, mais la perfection n'est pas de notre monde et la prochaine sortie reviendra probablement à une qualité supérieure.
Points forts : 6
Favoris : 2, 3, 7, 9