La première idée qui vient à l'écoute de Benton County Relic est que Cedric Burnside a fait du traditionnel.
Est-ce un hommage ou un emprisonnement lié à ses aïeux ?
- il est batteur comme son père Calvin Jackson qui a fait évolué cet art dans le cadre du Blues,
- son grand-père R. L. Burnside décédé était un fameux artiste de blues.
Toujours est-il qu'au jeu des références, le son sonne comme Bror Gunnar Jansson ou The Black Keys s'il fallait identifier un parallèle récent.
Mais les musiques - que ce soit sur un plan rythmique ou mélodique - ne bénéficient pas de créativité marquante.
Il faut donc s'attendre à retrouver un John Lee Hooker ou Robert Johnson modernisé.
Ce qui n'enlève rien aux talents de musicien de Cedric Burnside en tant que batteur ou guitariste.
Mais l'album donne l'impression d'un récital de vieux classiques modernisés.
Ce dont l'auteur ne s'en cache pas :
Je pense que la musique te ramène toujours un peu en arrière. Ceux à qui j’ai fait écouter l’album avant sa sortie me disaient qu’il les ramenaient dans les années 60 ou 70.
Bref un album classique dédié à la mémoire du Blues et aux Spirituals.