Ypsilon 5 est le projet de David Lilja, originaire de Suède. Le mastering est signé Luru (Kion Bassopaja).
1. « Gaseous Blob » ? Étrange. Musicalement, je le perçois davantage comme une substance liquide (des gouttes de pluie acide) que comme un gaz. Ce morceau d'ouverture n'est pas particulièrement exubérant ; il cherche plutôt à créer une atmosphère hypnotique subtile.
2. Cette atmosphère hypnotique subtile se maintient, et le morceau reste proche du précédent, mis à part l'aspect liquide. On y entend également des samples parlés, mais je n'ai pas compris un mot de ce que dit l'homme. Je trouve le style hypnotique un peu monotone ; il lui manque un élément déclencheur.
3. Le morceau commence par des sonorités orientales, puis l'ensemble devient plus dynamique que les deux premiers titres, même si l'ambiance hypnotique est l'une des marques de fabrique d'Ypsilon 5, comme on peut le constater ici.
4. Ce morceau est plus énergique, avec des riffs de guitare électrique accompagnés de cordes en arrière-plan. On atteint ici des niveaux d'intensité élevés, comme dans les deux morceaux suivants, et je le comparerais à Astral Projection (période goa, évidemment) par ses sonorités et sa mélodie.
5. Paranormal explore l'univers 303 avec ses boucles ascendantes et descendantes. Là encore, je perçois par moments une influence d'Astral Projection.
6. Beta Pictoris me semble plus planant, plus voluptueux. On retrouve ici un peu de la touche hypnotique du début de l'album. Un bel équilibre entre les différentes parties de l'album.
7. Heliosphere vous emmène loin vers le soleil à travers un long voyage aérien. Fermez les yeux et laissez-vous porter par ce phénomène d'immobilité. C'est le morceau idéal pour se réveiller au petit matin ou pour s'endormir après une dure journée de travail.
Binari Sky renoue avec la tradition goa des albums aux titres à rallonge, laissant à l'artiste le temps d'exprimer pleinement son histoire ou ses émotions.
Cet album est conçu comme un gros camion diesel : il a besoin de temps pour prendre de la vitesse et, une fois son apogée atteint, il lui faut à nouveau un long moment pour ralentir.
Un léger regret concernant les deux premiers morceaux, un peu redondants ; il aurait été préférable d'amorcer la transition entre eux plus tôt.
Cet album vaut le détour pour les titres 4, 6 et 7, et bien sûr si vous appréciez les sonorités Goa.