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Un album à la fois touchant et envoûtant

Avis sur Blue Banisters

Avatar VictorBened
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Cela faisait longtemps que Lana Del Rey ne m'avait pas ému, longtemps depuis mes dernières larmes à l'écoute d'une de ses chansons.

Lana Del Rey est la chanteuse qui a accompagné mon adolescence. J'ai adoré me fondre dans l'ambiance nébuleuse et rétro de son deuxième et troisième album, Born to Die (2012) et Ultraviolence (2014). Puis, j'ai aimé l'envoûtement provoqué par les musiques langoureuses et cinématiques de son quatrième album Honeymoon (2015).
Depuis, mon écoute de ses nouveaux albums ne procurait chez moi qu'un sentiment de déception, j'étais déçu et triste de voir la capacité de Lana Del Rey à créer des ambiances et un univers à chacun de ses albums disparaître.

Et là, ce matin, sans espoir je lance la lecture de Blue Banisters, et je retrouve tout ce que j'aime chez cette artiste.
Elle chante ses désillusions (elle avoue dans Text Book avoir pu se laisser aveugler par le luxe), ses réflexions personnelles et intimes (dans le morceau Blue Banisters elle évoque la centralité d'une solidarité féminine, l'épanouissement d'une vie indépendante du regard de l'homme ; il est aussi question du mouvement Black Lives Matter), et ses espoirs pour l'apaisement de la société américaine dont elle a critiqué de manière très médiatique le "narcissisme" (extrait d'Arcadia : "By the way, thanks for that, on the way, I'll pray for you ; But you'll need a miracle, America"). Lana Del Rey se confie à la fois sur sa relation tumultueuse avec ses parents (dans plusieurs titres, elle évoque ses conflits avec sa mère et la présence-absente de son père lors de ces moments-là) et sur ses relations heureuses avec sa sœur Caroline "Chuck" Grant (elle lui dédie le dernier morceau Sweet Carolina).

Les morceaux sont doux tout en gardant une force sans ne jamais tomber dans des accents et rythmes niais (ce que je reproche à ses deux précédents albums). Contrairement aussi à ses deux derniers albums, Blue Banisters est musicalement riche, les instruments prennent toute leur place : batterie, piano, orgue, guitare.

Un album à la fois touchant et envoûtant.

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