Le morceau 1 n'est qu'une brève introduction parlée de l'album, la musique démarre véritablement avec le morceau suivant.
2 => On retrouve ici une musique typique de Funkadelik : entraînante, tonique, avec quelques sons amusants agrémentant le tout et une ligne de basse profonde et ronronnante. La rythmique me semble un peu tribale-house en mode midtempo.
3 => On prend de la vitesse, toujours Funkadelik, mais avec un break robotique à partir de 3''00. L'atmosphère est plus vibrante avec une rythmique plus classique.
Le morceau 4 est une transition expérimentale (qui annonce effectivement une évolution de style pour le morceau suivant).
5 => Borboleta Purpura est une alchimie de deux influences principales : la samba et le jazz, le tout imprégné d'esprit Suomi. Concrètement, la rythmique est résolument brésilienne. La mélodie du piano est d'abord en mode samba, puis jazzy la deuxième fois, pour finalement revenir à son rythme initial. La basse résonne jazzy tout du long. Reste un flot de sonorités typiques de Suomisound. Le résultat est inattendu, mais véritablement réussi.
6 => J'utilise mon outil « Jump o' meter » pour mesurer l'amplitude du groove de Daisy Chain : Daisy, ma petite grenouille (représentée en haut à gauche sur la pochette de l'album). D'après Daisy, arborant un grand sourire et grimpant au sommet de son échelle, tout sonne très bien. Mais attention, la chanson pourrait aussi révéler un univers aquatique et malicieux…
Comme toutes les deux chansons, vous l'avez compris… Non… Ce n'est pas le moment de pisser, du moins pas encore !
C'est une nouvelle transition sonore, plus étrange et plus longue que la précédente, et il est fort probable que la direction musicale (indice) évolue à nouveau.
8 => Ouverture orchestrale pour Mean Green Monster Machine, qui ne constitue pas la production la plus influencée par le classique, mais plutôt la partie la plus psychédélique de l'album. Parfois, le motif orchestral réapparaît, de manière impromptue.
Question : Y a-t-il encore une once de funk ici ?
Réflexion :…Hum…
Réponse : Plus aucune once de funk, car il a été dévoré par la Mean Green Monster Machine.
En effet, l’atmosphère est celle d’une usine entièrement robotisée, sans aucune présence humaine. On visite les différentes parties de l’usine avec différentes machines.
9 => On continue sur la lancée psychédélique, mais on retrouve le son et l’esprit Suomi. Firecracker est un morceau court, très joyeux et déjanté. Il a un côté musical de jeu vidéo japonais, avec des côtés paisibles et amusants, et des passages tendus.
Ai-je vraiment besoin de présenter ce nouveau morceau de transition ?
Je ne mentionnerai qu’un extrait sonore, généralement connu de tous les fans de psytrance qui se respectent, le grinding door, auquel notre cher GMS (Shrek) a contribué.
11 => Question (de la même personne à propos de T8) : Ce sont deux morceaux sans aucune touche de funk, que pensez-vous de celui-ci ?
Disons simplement de Make it look like an accident : c'est le point culminant funkadélique de cet album : un morceau rapide, vigoureux et nerveux, avec une mélodie entraînante et une avalanche de sonorités sous lesquelles on chancelle.
12 => On devient plus gras maintenant et la ligne de basse est toujours aussi nerveuse. L'ambiance freak commence avec le break à 3'40 et progresse jusqu'à un niveau rave musical élevé. Espérons que les 1'30 restants reviennent à la normale.
13 => Une production encore grasse, que je qualifierais de funky-jazzy. J'apprécie particulièrement la façon dont Haltya s'échappe du break grâce à la basse rampante. L'apothéose finale consiste en une partie mélodique à plusieurs niveaux, épaisse.
Si vous êtes déjà fan d'Haltya, ce nouvel album est fait pour vous sans aucune restriction.
Pour les autres, si vous aimez la musique psychédélique mélodique ou si vous n'avez rien contre le funk et le Suomisound :
Allez, allez, allez, essayez-le,
achetez-le,
profitez-en !