Yom – Celebration – (2021)
Cet album ne constitue pas l’actualité du clarinettiste français, mais j’y fais un saut car il ne manque pas d’intérêt, malgré qu’il soit un peu négligé par le public « jazz », ce qui est bien regrettable. Yom est un nom d’artiste, celui de Guillaume Humery qui joue sous son véritable nom auprès d’artistes de variété, comme Olivia Ruiz, Daphné ou Alain Chamfort, vivre de sa musique est une chance pour un musicien.
La musique de Yom est contemplative, mélodique et porte au monde des songes et des rêveries, elle évoque l’orient, les grands espaces et un ailleurs qui appartient au monde immatériel, peut-être que certains pourraient comparer cela à une sorte de musique spirituelle, ce qui est sûr c’est qu’elle porte une forte coolitude, qu’elle s’arrache au sol, apaise et qui sait ? Peut-être même soigne-t-elle !
Soit, puisque vous le dites, elle guérit : du mal de vivre, du stress ou de tout autre agression extérieure. Pour y arriver elle vous plonge dans une bulle, flottante qui plus est, qui s’envole avec le doux vent chaud, elle traverse les forêts, les dunes et les fleuves, car elle aime la nature, comme dessiné sur la pochette par Soline Garry.
Bon il n’est pas tout seul, Yom, ils sont deux, lui joue des clarinettes, du piano et des percus, Leo Jassef, pianiste en chef, joue également des percus. Sans doute y a-t-il également un gros travail du son au niveau des studios, car Yom a pu bénéficier de neuf journées pour peaufiner tout ça, au Studio Pigalle, pendant le confinement, alors que son épouse attendait un enfant…
Il est l’auteur des onze compos, toutes dans ce même esprit créatif, l’album est un tout avec une couleur qui traverse toutes les pièces et qui donne à l’album une belle et forte identité. Quelques titres qui vont bien « Celebration », « Born Again », « Tantric Epic » et « New Life » qui termine l’album, mais tout est sorti, ici, du même tonneau.
Pas forcément pour tout le monde mais peut plaire à certains.