Commontime
7
Commontime

Album de Field Music (2016)

Produit sur le label indépendant Memphis Industries, Field Music est un groupe anglais actif depuis 2004, classé habituellement en "indie rock" ou "art rock". Commontime est leur sixième album. D'après ce qu'on peut lire, il marque le retour de leur claviériste Andrew Moore. Sinon, ce sont les frères David et Peter Brewis qui mènent la barque.


Je fus conquis par le premier morceau, le long "The Noisy Days are Over", qui rappelle à la fois la pop, l'indietronica, le funk et les expérimentations disciplinaires de King Crimson. C'est cependant le post-punk lumineux des Talking Heads qui me vint le plus à l'esprit. Le reste de l'album s'avéra largement à la hauteur. Eclectique et original, Commontime ne contient aucun temps mort et capte l'attention du mélomane tout du long grâce à ses nombreux revirements et effets de surprise. C'est une musique qui respire sur d'harmonieux arrangements, mais aussi un patchwork de styles cuisinés de manière singulière.


Le fameux Andrew Moore fait du très bon travail, notamment sur "I'm Glad" où il est à l'honneur mais aussi à l'occasion d'une note caractéristique sur "It's a Good Thing". Le batteur sait donner du punch mais surtout taper aux endroits choisis pour faire de ses tambours non pas un simple moyen de donner du rythme, mais un instrument à part entière qui sonne et qui claque. Bassiste et guitariste se répondent à merveille sur un morceau comme "Don't You Know What's Wrong". Violons et piano ajoutent une tonalité mélancolique, parfois baroque. Le chanteur laisse parfois planer sa voix à la manière des artistes de rock progressif. D'ailleurs, "Trouble at the Lights" et "The Morning is Waiting" ont une structure progressive en dépit de leur courte durée.


Commontime est donc un excellent album qui donne un souffle nouveau aux musiques indépendantes. En ce qui me concerne, c'est le meilleur album de 2016 pour le moment (nous sommes le 5 février). Evidemment, je vais rapidement découvrir les autres albums de ce groupe que je ne connaissais pas et qui a peut-être d'autres trésors en réserve.


DEEZER M'A FOUTU DE LA PUB AU MILIEU DE L'ALBUM ET C'EST UN CRIME

Kantien_Mackenzie
9

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleurs albums de 2016 et 1001 albums à écouter avant l'Effondrement

Créée

le 5 févr. 2016

Critique lue 167 fois

Critique lue 167 fois

4

D'autres avis sur Commontime

Commontime

Commontime

le 30 juin 2016

Critique de Commontime par mediamus

Field Music est un groupe de rock indépendant formé en 2004 à Sunderland (ville du Nord-Est de l'Angleterre). Le noyau central du groupe est formé par les frères David et Peter Brewis et par Andrew...

Commontime

Commontime

le 3 mai 2016

Critique de Commontime par Yasujirô Rilke

Swing, pop et rock, ce "Commontime" sonne comme un légataire tranquille des Beatles. Mais, heureusement, sans le flegme d'enfant chéri qui mine tant d'autres groupes. Là, la recette prend et la...

Commontime

Commontime

le 5 avr. 2016

Critique de Commontime par Lloyd Jnk

Les freres Brewis (uk) Reviennent avec un grand album de pop Anglaise, mixe parfait entre Xtc, Talking Heads et Metronomy. Un disque sophistiqué et d'une maitrise impressionnante qui n'oublie pas...

Du même critique

Starless

Starless

le 11 avr. 2015

And the sign signals emptiness for me...

Si vous cherchez des réponses à des questions telles que… Pourquoi dit-on que l’Angleterre l’emporte largement sur la France dans le domaine du rock ? A quoi reconnaît-on une écriture surréaliste...

Atom Heart Mother

Atom Heart Mother

le 11 mai 2014

Pierre angulaire du rock progressif

Tout le monde sait que Pink Floyd a réalisé "l'album à la vache", mais le contenu exact de cet album est injustement méconnu. Pourtant, c'est l'une des pierres angulaires du rock progressif,...

Rubber Soul

Rubber Soul

le 11 mai 2014

Introspection, proto-psychédélisme et émancipation

1965 est une année décisive en musique, en particulier pour un quatuor déjà mythique qui livre en quelques mois d’intervalle deux de ses plus grandes pièces. Si Help! était le sommet de ce que John...