Seul dans son garage, seul avec des millions de mots qui font les histoires universelles, seul avec deux instruments délabrés et un vieux magnétophone, seul avec des dizaines de mélodies qui sont comme les cris des anges dans le ciel de la Nouvelle Zélande... C'est ainsi que l'on s'imagine Chris Knox construisant ce "Croaker", avec des gestes patients d'artisan un peu fou, et puis de soudains emballements du coeur, quand la sorcellerie des chansons prend forme. Au-dessus de lui, le ciel est devenu noir, et tous les destins des hommes y sont contenus : alors Chris Knox se met à rire...
[Critique écrite en 1991]