Je m'en suis terriblement voulu de ne pas avoir pris le temps en 2018 de parler du premier album de cet excellent combo suédois, dont on ignore à peu près tout (une fois de plus), album qui m'avait mis une claque monumentale. Ça m'a rappelé l'effet du premier album de Deiquisitor, ce d'autant qu'on se situe sensiblement dans le même registre : la musique de Mylingar peut être décrite comme un death blackisant sombre et crasseux, avec une patte sonore très personnelle, tout comme le groupe danois précité. Le style est très direct et accroche l'oreille de l'amateur de crasse dès les premières secondes : ça va vite, c'est violent et très percutant.


Döda Själar se situe complètement dans la lignée de son prédécesseur, avec le même son caractéristique. Le graphisme de la pochette, là encore à l'instar de Deiquisitor, est une marque de fabrique (œuvre de l'Allemand Brian Nguyen, alias Beyond Art).

J'adore leur son de gratte, qui va très bien avec le riffing vicieux, combinant du gros trémolo avec des arpèges, avec une pointe de psychédélisme.

Le chant est extrêmement gras et vomique, le cancer de la gorge semble en phase terminale à en juger par les quintes de toux qu'on peut entendre.


Comme il n'y a qu'un an entre les deux albums, la musique de ce génial combo n'a guère évolué ; on note tout de même que le groupe a davantage travaillé le côté mélodique tout en accentuant la dissonance, ce qui peut sembler paradoxal. Une petite évolution, donc, mais qui peut porter ses fruits pour la suite. Et ça fait aussi que les tueries s'enchaînent sans se ressembler vraiment, l'album paraissant un poil moins linéaire que son prédécesseur. Qui plus est, il se termine en apothéose sur un titre de plus de dix minutes et dont les riffs sont pour le moins obsédants ; on est au moins au même niveau que le final de Döda Drömmar, qui décoiffait déjà passablement.


Je ne saurais donc trop recommander Mylingar à ceux qui seraient passés à côté. Le premier album et l'EP sont également à posséder, impérativement, le tout constituant une trilogie (les « Döda »). Une nouvelle révélation majeure, pour ma part, et qui se confirme dans le temps.


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Man_Gaut
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le 24 févr. 2026

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