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Laissez-moi vous présenter mon nouveau dada, le one man band australien Ill Omen qui signe ici son dernier album chez Nuclear War Now! Le dénommé IV (Mitchell Keepin de son vrai nom) a déjà été impliqué dans Woods Of Desolation, Austere et Pestilential Shadows et fait encore partie de Nazxul et Temple Nightside.
Dans Ill Omen, il est donc seul aux commandes et laisse libre court à sa créativité sur des morceaux de plus en plus longs au fur et à mesure des sorties semble-t-il.
Le genre ici est une espèce de black doomy et rampant, qui a parfois des accents à la Elysian Blaze avec la réverb’ à fond les ballons, une prod assez crue avec une batterie sous-mixée et un chant chuchoté qui donne une aura spectrale à l’ensemble.
On navigue entre l’occulte et le paranormal, c’est flippant et tripant à la fois.
La touche Ill Omen, présente depuis les dernières sorties, c’est le côté « symphonique ». On ne parle pas ici d’orchestre ou d’arrangements de cordes synthétiques qui écrasent tout le reste ; le clavier utilisé n’est pas omniprésent mais appuie de manière tout à fait adaptée la mélodie principale quand il le faut. Le contraste entre le côté assez décharné et presque funéraire des premiers morceaux et l’enrichissement musical apporté par l’élément précité sur la suite de l’album est vraiment intéressant et donne à l’œuvre d’Ill Omen un fort caractère et des sonorités très particulières, ce qui fait tout l’intérêt du « groupe » finalement.
Car sur le plan mélodique, ça ne va pas chercher bien loin, même si les ambiances sont très prenantes.
Les adeptes du black/doom et des projets solos black ambient seront comblés par ce disque très réussi et plutôt personnel au sein d’un océan de formations quelconques et en manque de créativité. Je recommande également ce qu’il a fait avant, notamment la démo précédente Radiant Behest Of Excessum -très Elysian Blaze dans la forme avec son monolithe de quatorze minutes-, et le mini Remnant Spheres Of Spiritual Equilibrium.
Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur.
Créée
le 27 sept. 2015
Critique lue 53 fois
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