Large Unit - Erta Ale
Voici « Erta Ale » par la formation Large Unit, une sorte de big band sous la direction de Paal Nilssen-Love qui signe également toutes les compositions. Quatre vinyles qui se tiennent confortablement dans un joli coffret avec un Cd supplémentaire, le « Live At Moers Festival Jazzfestival » de 2014, il y a également un excellent 45 tours souple en sus et quelques encarts.
Voyons à qui nous avons affaire, Klaus Ellerhusen Holm joue des Saxophones alto et baryton, Kasper Værnes joue des saxophone alto et soprano, voilà pour les anches, côté cuivre Thomas Johansson joue du cornet et du bugle, Mats Äleklint du trombone, Børre Mølstad du tuba, pour la rythmique Ketil Gutvik joue de la guitare, Christian Meaas Svendsen et Jon Rune Strøm jouent des basses acoustiques ou électriques et, enfin, Andreas Wildhagen et Paal Nilssen-Loves sont aux batteries et aux percussions, il faut aussi ajouter Lasse Marhaug à l’électro et aux platines. Ils sont donc onze réunis ici, pour une force de frappe puissante et efficace.
De ce côté ne vous attendez à aucune déception, ni du côté des arrangements, Paal Nilssen-Love est à son affaire, c’est très bien tenu et beaucoup moins fou qu’à l’habitude, une certaine rigueur étant de mise. C’est dans les solos que pointe le free, parfois une section dans son entier se débride mais, globalement c’est plutôt sage quand on connait les lascars. Tout du moins pour ce qui concerne le premier vinyle, parce que la suite suit une trajectoire glissante.
Une partie des enregistrements provient d’un concert donné à Victoria, sur la « Nasjonal Jazzscene » d’Oslo, au Verfet de Bergen, toujours en Norvège, il y a également une partie des enregistrements qui proviennent des studios. En moyenne ça tourne en deux titres par face, sauf les côtés E et F qui n’en contiennent qu’un.
Le Unit se transforme en travaillant par « sous-groupe » et du coup la musique devient plus expérimentale et même carrément free. En trio dans la forme « Birdbox » avec le saxophoniste Klaus Holm, le tromboniste Mats Äleklint et le batteur Andreas Wildhagen. « Fendika » tourne autour du tuba et « Erta Ale » se déploie tout en douceur, contrairement à « Round About Nothing » qui part dans tous les sens.
C’est vraiment très chouette et ça existe en Cd à tout petit prix pour un triple plaisir, alors pourquoi se restreindre, ah oui, ces enregistrements ne sont pas des plus récents, ils datent de 2014, ce qui par ailleurs n’enlève rien à leur qualité.