Forest Fusion, quel genre de voyage musical ? =>
Night Travelling, nous avons un morceau joyeux et entraînant en guise d'ouverture de l'album. On y retrouve des sonorités douces, typiques des bébés bercés (ce genre de « carillon » apparaît également sur la piste 8). Un point important à noter chez Ozmali est l'utilisation importante de nombreux samples : animaux, films, musique, cris, etc.
Serafijn Dansen Verboden => Le côté sautillant se poursuit, cette fois avec moins de mélodie que précédemment, l'accent étant mis sur l'ambiance sonore psychédélique.
Avec un peu de patience, on obtient une mélodie espiègle.
XXX => Construction intéressante avec une évolution progressive vers son apogée. La coloration est légèrement plus froide et plus adaptée à la nuit. En termes d'émotion, cela me rappelle un morceau dancefloor, très vivant, intense et paradoxal, froid, comme « Element - Coldcut », avec la dimension psychédélique en plus.
Arts martiaux => Les sonorités sont plus dures, plus tranchantes. Le son est répétitif, voire trop pour moi, c'est dommage :/
Mon principal souci vient Au niveau du son, je ne les trouve pas particulièrement divertissants ni faciles à capter. Les samples utilisés pour la transition avec le morceau suivant sont vraiment excellents et drôles, sans plus.
Helios Rmx => On y retrouve des samples old school amusants qui collent parfaitement au morceau et s'intègrent parfaitement. Il y a un esprit particulier qui me rappelle certaines productions dancefloor et/ou expérimentales d'Eat Static (respectivement City of Sin et Critical Mass).
Dancing with Daemons => La construction est commune aux productions de Parvati, ce qui signifie qu'elle n'est pas très mélodique, mais repose davantage sur une sélection de sons avec des effets appropriés, et surtout, une ligne de basse prépondérante tout au long du morceau.
Petite Chevre => Ozmali propose une production très atmosphérique basée sur une boucle subtile modifiée de l'hymne de « Art of Trance - Kaleidoscope ». À la fin (7"24), Ozmali place également un sample décalé, un peu Beach Boys, encore une fois amusant.
Psiegedelies Kunstenaar => Dans la partie weirdo, on atteint le sommet de l'album (surtout pour le break de congas vers 4''00). L'ambiance sonore est totalement tordue, déjantée et faussement incontrôlée, bien sûr.
De nombreux samples sont utilisés ici, conférant au morceau toute son épaisseur.
Vaxac Kawak => On reprend la même ligne de basse que sur le morceau précédent, mais en version plus aiguë. D'ailleurs, c'est tout le morceau qui en ressort plus rapide et percutant. De plus, l'ambiance générale est complètement hypnotique.
Kata Rei => Pour le final, Ozmali a concocté un morceau aux influences cinématographiques grâce à la présence massive d'un long extrait de musique de film. C'est un changement radical en termes d'émotion musicale délivrée. Celui-ci tend vers un son plus onirique et magique, tout en conservant un côté psychédélique prononcé grâce à des effets massifs sur les bips, les balayages et les creeps.
Résumé => Un point important à souligner : l'ordre des morceaux. Je conseille de les écouter dans l'ordre prédéfini. L'album est dû à un léger mélange entre la fin et le début des morceaux. Pour un plaisir optimal, respecter ce cadre améliorera votre perception dès les premières écoutes. Ensuite, libre à chacun de choisir et d'écouter les morceaux dans l'ordre de son choix.
J'ai cité un artiste psy « retraité » de la scène dans ma dernière description, ce qui n'est pas fortuit : je considère Ozmali comme un digne successeur de Weirdo Beardo. Le style n'est pas exactement le même, mais j'éprouve les mêmes sentiments positifs et agréables à l'écoute de leurs productions joyeuses, psychédéliques et colorées, assez mélodiques.
J'espère juste qu'Ozmali sortira d'autres albums inspirés, car ce premier album est suffisamment rafraîchissant pour percer sur la scène et se faire un nom.
Points culminants : 3, 5, 7, 8, 10