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le 27 mars 2013
SuivreSophia !
Putain, je t'aime Billy Wilder, tes films ne me font pas hurler de rire, mais me mettent constamment la patate ! C'est bien simple, j'ai (encore une fois, 4ème film que je vois du réal) eu le sourire...
« La vie nous offre des formes, des couleurs, des émotions ; elle nous enseigne à les connaître, à les aimer, à pouvoir réaliser les nôtres. Elle nous donne la possibilité d’en inventer de nouvelles, de les mélanger entre-elles. Il faut toujours changer de perspective, déplacer son regard, pour avoir de nouvelles structures à observer. Des formes libres à modéliser et dépeindre. »
C’est sur ces mots récités par une voix féminine dans une atmosphère étrange, qui seront les seuls prononcés de tout l’album, totalement instrumental donc, que débute Forme Libere, le tout premier album de ALIANTE. Nouveau projet qui séduira sans conteste les amateurs d’ambiances instrumentales basées sur les nappes de synthé et d’orgue. A la tête de Aliante, on retrouve 3 membres : Enrico Filippi aux claviers, Alfonso Capasso le bassiste et Jacopo Giusti à la batterie. À noter que nos comparses ritals ne sont pas des néophytes puisque les deux derniers ont déjà œuvré ensemble sur Egoband, un groupe de néo-prog à l’influence Marillion très marquée.
Passé cette introduction narrative, on plonge dans le vif du sujet avec Kilowatt Store, une composition ultra entrainante, très aérienne, où court un tapis de Hammond, des lignes de basses hypnotiques et une batterie serrée déchainée laissant échapper quelques battements convulsifs psychédéliques ! Waouh ! Juste waouh ! Je vous mets au défi de rester insensible face à un tel déferlement d’énergie si bien orchestré. On reprend fort heureusement son souffle directement avec Tre Di Quattro, douce et légère ballade au synthé ultra reposante. Dans sa seconde partie, le morceau glissera subtilement vers des incursions plus orageuses avec un son plus distordu sans pour autant perdre son harmonie. Par la suite, les musiciens explorent des sonorités tribales, la teinture musicale se fait alors de plus en plus jazz-rock (fun fact : tendez l’oreille, les premières secondes de Etnomonia font clairement référence au tube de l’été 2017… DES-PA-CI-TO !! Oui oui !). Place à Kinesis, une plage laissant plus d’espace à l’expression de la batterie, avec un superbe et long solo de claviers qui ne réinvente rien mais qui reste très agréable à écouter. Claviers 80’s toujours et influence néo-prog encore avec Coda Marea 03. On approche lentement de la fin, et l’Ultima Balena alterne d’intenses mouvements néo-classiques avec des digressions rock-symphoniques de hauts vols. Enfin, le dernier titre, San Gregorio, présente des mélodies simples au piano qui viennent sceller définitivement l'intention du groupe de nous peindre un tableau de rock progressif élégant, au cadre plus que raffiné. Une belle manière de nous rappeler que de l’autre côté des Alpes, les musiciens italiens parviennent toujours à élever au rang d’art des FORMES plus ou moins connues.
(Chronique parue dans le magazine ProgRésiste #91)
Créée
le 25 mai 2018
Critique lue 54 fois
8
le 27 mars 2013
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le 19 mai 2011
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le 7 mars 2016
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