The Vandermark 5 – Free Jazz Classics Vols. 1 & 2 – (2001)
Ce double Cd est une pure merveille, pourtant à l’origine il était conçu comme un supplément-bonus à l’achat de « Burn the Incline » et « Acoustic Machine », parus tous les deux en édition limitée, en deux mille et deux mille un. Et puis avec le temps ils devinrent introuvables, tout en étant très recherchés, ce qui a justifié l’édition de ce double Cd.
Le même phénomène se reproduisit pour « Free Jazz Classics Vols. 3 & 4 » qui étaient offerts avec les albums « Airports For Light » et « Elements Of Style, Exercises In Surprise », dont je vous ai déjà parlé, eux aussi également réédités à petits prix, mais grands effets.
C’est que Ken Vandermark a enregistré sur ces albums, et particulièrement ce premier, ses musiques préférées, celles qui l’ont construit et habité. On y trouve des reprises, toutes magnifiques, de chefs d’œuvres du free jazz, ainsi on croise les grands noms, Coleman, Braxton, Taylor, Sun Ra, McPhee, Dolphy et Lestor Bowie sur le volume un.
Sur le deux il y a des reprises de Shepp, Carla Bley, Frank Wright, Jimmy Giuffre, Hemphill et Don Cherry ! Le « Vandermark 5 » est composé de Jeb Bishop au trombone, Kent Kessler à la basse, Tim Mulvenna à la batterie, Dave Rempis, aux saxs alto et ténor, et Ken Vandermark au saxophone ténor, à la clarinette en mi bémol et à la clarinette basse.
Un tel projet nous montre à quel point « le serpent se mord la queue », en effet il y a comme une étrange contradiction de parler de « classiques du free jazz », les deux termes pourraient en effet sembler contradictoires, mais se justifient avec le temps qui est passé. Ces titres si révolutionnaires dans les années soixante, sont devenus des standards un peu comme les autres…
Ce qui est sûr et certain c’est que l’on ne s’en plaindra pas car ces albums sont tout à fait magnifiques, enregistrés en live au « Empty Bottle » de Chicago où le « Vandermark 5 » est un peu chez lui, avec le public qui se manifeste à la fin des morceaux.
Un double Cd qui pourrait être une entrée idéale dans l’œuvre de Ken Vandermark, bien qu’il n’y joue rien son propre répertoire, se contentant de rendre des hommages à ses modèles et à ses héros...