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le 1 mai 2020
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Voilà une sortie française qui va certainement me marquer cette année.
Parce que c’est un excellent album, tout simplement.
On avait déjà noté un net progrès entre la démo (c’est ainsi qu’ils considèrent leur première sortie) …And Ancestors Still Remain et l’album …Our Ashes Blown Away : exit les claviers kitsches et la prod pas terrible, bienvenues aux riffs mélodiques de haute volée, au son puissant et clair grâce au travail de Lasse Lammert (qui a aussi produit les albums d’Alestorm, notamment).
La musique de Lutece reste très mélodique et épique sur ce disque, inspirée entre autres de la scène mélodique suédoise.
From Glory Towards Void (produit aussi par Lammert et illustré en couverture par Jean-Emmanuel « Valnoir » Simoulin, appelé Metastazis pour l’occasion) reste dans le même esprit que l’album précédent, mais à un niveau bien supérieur à mon avis.
Les titres sont encore plus accrocheurs, le jeu des musiciens plus technique et plus précis (surtout le batteur, d’une rapidité époustouflante) et Lutece fait montre d’une certaine prestance qui m’a plusieurs fois rappelé la classe d’un Varathron, en particulier sur ce chef-d’œuvre qu’est Stygian Forces Of Scorn. Sans avoir l’aura sombre et occulte de ce dernier, From Glory Towards Void est doté d’une richesse et d’une intensité quasi équivalentes. Lutece excelle autant sur tempo rapide à riffs ingénieux et imposants que sur les mid plus atmosphériques grâce à de fines nappes de clavier en fond.
Le chant, qui est double (caricaturalement un plus death et l’autre plus black), n’est pas en reste et trouve aisément sa place dans le spectre sonore.
L’album démarre en force sur deux morceaux rapides et sur lesquels les riffs de tueur s’enchaînent sans temps mort, et ce sont sans doute ces deux-là que l’on mémorise le plus facilement.
Les deux suivants changent judicieusement la donne avec des mid tempos tout aussi efficaces, alors qu’Architects Of Doom part sur un riff incisif et presque death (sur lequel je comprends mieux la comparaison avec Behemoth qu’on retrouve parfois).
Tout ça pour dire que cet album est remarquablement bien construit dans ses nuances et variations, rien ne semble laissé au hasard.
Lutece livre ce qui est à ce jour son meilleur album, et de loin. Cinquante minutes qui passent à vitesse grand V et tellement jouissives qu’on ne peut que se le remettre une nouvelle fois. Moi qui suis habituellement très exigeant avec les albums mélodiques, la plupart sonnant vraiment fades à mes oreilles, voici un album qui a su me combler. Le fait qu’il s’agisse d’un groupe français est la cerise sur le gâteau.
Retrouvez cette chronique sur le webzine auxportesdumetal.com
Créée
le 25 mars 2016
Critique lue 203 fois
9
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