1 Ambiance break-beat mental, ambiance trouble, rappelant un vieil ambient industriel du milieu des années 90.
2 Toujours dans la veine du brekbeat, le côté techno laisse place à des sonorités dub, avec même des influences goa sur la fin.
3 Place à l'ambient climatique en début de morceau (pensez au CD relaxant Violent Relaxation de Total Eclipse, par exemple), où les morceaux bénéficient à nouveau de sonorités goa old school mêlées à du break beat.
4 Cette composition ouvre la facette orchestrale de Polyploid, proposant une approche plus classique, comme on peut le retrouver dans certains morceaux de Juno Reactor sur leur album Labyrinth.
5 Je parlais d'ambient climatique, je retrouve cette impression ici, mais à travers un filtre tordu, quelques ponctuations orientales (percussions et nappes) ponctuent ce court morceau étrange.
6 Bon, passons à de nouvelles directions musicales : soul (orgue) + funk + 303. Certes, ce n'est pas vraiment de l'ambient ni du chill, mais clairement dédié aux pistes de danse.
7 Passons maintenant à des sonorités rock plus froides, à l'ambiance EBM. Encore une fois, on ne peut pas parler de production chill, on est plutôt dans le côté freestyle endiablé. Au bout d'un moment, un nom me vient : il y a quelque chose de l'esprit de Prodigy dans ce morceau, avec une harmonie ultra énergique faite d'une rythmique dure, d'une ligne de basse sèche et de nombreux riffs tranchants.
8 Tout d'abord, changeons le nom du morceau de « Triumph of reason » en « Triumph of the mad cold trumpettas ». Deuxièmement, qui a dit « suomi » ? C'est moi, l'esprit Squaremeat flotte sur ce morceau… Je pense que Chris Gannon a des origines finlandaises quelque part, c'est impossible, il faut vérifier ça !
9 Une ambiance dub et western due aux riffs de banjo qui confèrent cette sensation de solitude dans un vaste désert chaud.
10 Un son Dub Chill assez proche du son Ganja Beats de l'album « Paradise & Tranquility », avec de nombreux samples tout au long du morceau, dans un style conversationnel similaire à celui de Nasa.
11 L'album se termine par un morceau jazzy avec une mélodie de saxophone après quelques premières voix gothiques.
Grow Your Own est présenté dans la catégorie « Chilled Break Beat » ou perçu comme du Dub-Chill ; personnellement, je pense que le contenu ne peut pas être restreint à ces catégories, c'est trop restrictif. En fait, comme je l'ai souligné, les 11 titres couvrent un large spectre musical (y compris des morceaux dancefloor comme les titres 6, 7 et 8), ce qui dépasse largement le concept d'un album ambient-chill.
Polyploid n'est définitivement pas l'ami des critiques : il propose toujours quelque chose de différent d'un morceau à l'autre, et sa musique est un mélange complexe de plusieurs styles musicaux, difficile à décrire ou à expliquer. Heureusement, Polyploid est vraiment l'ami de l'auditeur, et c'est la partie la plus facile à réaliser :D.
Points culminants : 3, 4, 6, 8, 10