Sous ce patronyme fort engageant se cache une entité chilienne death metal fort intéressante.
Actifs depuis 2011 avec au compteur une démo et un split avec Uttertomb (autre bon groupe de death metal bien caverneux, avec lequel ils partagent un de leurs membres), Death Vomit accouche ici de son premier album chez un des plus grands supporters du death metal old school, l’éminent Xtreem Music du sieur Dave Rotten.


Après la courte intro glauque d’usage, le groupe révèle un death metal complètement ancré dans les racines du style, équilibré entre mid et up tempo sans passer par la case blast beats.
On retrouve une ambiance noire et oppressante, un croisement entre les atmosphères de mort du swedeath old school et l’aura blasphématoire du death metal new-yorkais avec Immolation en tête de liste, avec un riffing moins tortueux que celui de Rob Vigna.


Quoiqu’il en soit, leur musique m’a directement pris aux tripes : on sent une sincérité et une conviction à toute épreuve, encore des mecs qui ont tout compris à l’esprit death old school.
La production est parfaite pour le style, privilégiant les médiums aux graves ; un très bon choix qui met les riffs en avant comme ils le méritent. C’est sans doute cet élément, allié à des compos homogènes et toujours inspirées, qui m’a conquis dès les premières écoutes.
S’ajoutent à ça quelques interludes bien malsains, comme les chœurs sourds au début de Devoured By Carcass, une couverture assez géniale, faut-il le dire.


Après, le groupe n’a pas inventé l’eau tiède : tous les riffs sont assez classiques et on a droit au sempiternel chant guttural avec un effet de réverbération réglé au maximum, complètement dénué d’originalité.
Death Vomit a le mérite de planter le décor dès les premières notes jouées et ne trompe à aucun moment sur la marchandise : "c’est du death old school que vous voulez ? Non ? Ben, c’est pareil, bouffez ça !"


On n’a jamais fait le tour des formations chiliennes de qualité, qui perpétuent la tradition du metal extrême dans une forme pure et dénuée de compromis.
Un groupe qu’on peut suivre avec intérêt à l’avenir.


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Man_Gaut
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le 27 mai 2016

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Man Gaut

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