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dans la solitude des métropoles: un chef d'oeuvre absolu

Avis sur Hand. Cannot. Erase.

Avatar Ulrich Marcotte
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"Hand. Cannot. Erase" a été imaginé par Wilson alors qu'il visionnait un documentaire intitulé "Dreams Of A Life" consacré à une jeune femme londonienne, Joyce Vincent, retrouvée morte dans son appartement trois ans après son décès. Cette histoire inspira fortement Wilson qui eut alors l'idée d'un album concept traitant de la solitude dans les grandes métropoles, l'isolation grandissante des individus avec l'avènement d'internet et des réseaux sociaux ainsi que la nostalgie de l'enfance. Wilson raconte que pendant l'enregistrement de cet album, il déménagea de la ville à la campagne et fut frappé par la rapidité avec laquelle il fit connaissance avec ses voisins, n'ayant jamais rencontré personne auparavant dans une cité qui comptait pourtant des milliers d'habitants.

On ne pourra jamais assez, à la lumière de la discographie de l'artiste, dire combien cet album est formidable. Formidable par ses contrastes, entre violence et douceur, ténébreux par ses textes et souvent lumineux par ses musiques. La maîtrise et l'équilibre du disque sont parfaits, et l'émotion, grâce au concept de l'album et à la beauté des compositions, est toujours au rendez-vous. On a le sentiment en l'écoutant que chaque morceau est construit en poupées russes et recèle un trésor qui lui-même contient une pépite. La musique, bien que souvent d'architecture complexe, est très abordable ( à part peut-être "ancestral", légèrement plus difficile d'accès ) et jouée à la perfection ainsi qu'avec un plaisir communicatif. Le coeur de l'album est à mon sens également son sommet avec le titre "Routine", fausse ballade chantée par Wilson en duo avec Ninet Tayeb et sa voix d'or, titre qui évoque le sentiment de solitude avec une force impressionnante. Les deux morceaux suivants, "Home Invasion" et "Regret #9", liés, ne sont pas en reste, mûs d'une puissance sans égale et servis par deux solos de claviers et de guitare tout simplement bluffants. L'ouverture de l'album, saisissante, retrouve son propre écho dans le dernier titre et donne au disque un statut d'infini, de cercle parfait.
C'est un album totalement réussi, dont je conseille l'écoute de toute urgence.

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