Oppazet est dans le monde du hip-hop, aussi connu dans les manuels dédiés au CAPES d'histoire, qu'un auteur moldave ayant écrit une l'Histoire des paysans juifs ashkénazes de son pays entre 1786 et 1812. Autant dire qu'à part ses parents, personne ne connaît ce type.
Je me demande même si c'est pas une autoprod enregistrée dans un vieil entrepôt désaffecté de l'Arizona qui a servi de base pour les 17 morceaux.
Bref, on a ici affaire à de l'underground millésimé. Du vrai, du brut. De l'authentique. Le début de l'album commence sous les meilleurs auspices puisque les 4 premières pistes (sans l'intro) sont agréables et oserais-je dire, bonnes. On y trouve à ce propos la piste de l'opus qui sort du lot ("I Understand") ainsi que le morceau-titre aux accents bien orientés west-coast/g-funk. La suite me fait beaucoup moins sourire. Le corps de la galette est un mélange r&b souvent mielleux, avec des voix féminines faussement suaves qui viennent faire s'effondrer toute velléité de rap digne de ce nom. D'ailleurs, mise à part un réel espoir d'avoir quelque chose qui puisse tenir la route, on déchante assez rapidement dès lors que "Show 'Em Love" et "True Thoughts" se mettent en marche. Quand j'ai entendu ces chansons, mes yeux se sont ouverts tels ceux d'un hibou venant d'apercevoir une proie en bas d'un arbre, mais comme il a (le hibou) un pied dans le plâtre, il ne peut la choper. Stupéfaction, tristesse et désolation.
C'est finalement un album somme toute très générique, manquant cruellement de relief, d'amplitude et de qualité de production. On ne sent pas de vie pétiller dans les paroles, pas de beats qui envoient la sauce, comme si celles et ceux qui ont confectionné l'ensemble, s'en étaient tapés, que c'était juste comme ça pour le fun, pour passer le temps. C'est étrange car sans être de l'amateurisme, on ne sent pas de professionnalisme. Un espèce d'entre-deux qui donne une impression de bâclage.
Bon, je ne sais plus trop quoi dire hormis une certaine déception au vu d'un commencement disons, prometteur. La chute n'en est que plus dure.