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Nirvana n’était peut-être pas le précurseur, ni le meilleur groupe du grunge, il reste toutefois le premier à avoir remis en cause son succès mainstream. In utero est donc un disque dont l’objectif était de tout gâcher et de transformer Kurt Cobain en martyr. Un objectif atteint au-delà de ses espérances puisque l’album fut et reste incompris (même s’il s’est beaucoup vendu, Ô grand paradoxe). Un ratage mémorable pour certains, une preuve du tarissement de l’inspiration du perturbé leader pour d’autres ou le chef d’œuvre du trio selon quelques originaux. Comme souvent, la vérité se situe entre les deux.

In utero est, grosso modo, du même niveau que Nevermind. Ils n’ont juste pas les mêmes forces et faiblesses.
Première remarque : le son est enfin en accord avec l’esprit du groupe. Dieu merci, on perd le son lisse de Butch Vig pour gagner celui, crade et près de l’os, de Steve Albini.
Deuxième remarque : la musique n’est pas spécialement moins accessible qu’avant (le songwriting pop de Kurt reste toujours efficace). Seulement, elle est gâchée par des choix pénibles. Le chant de Cobain notamment. Quand ce dernier privilégie des hurlements forcés à la place de ses irrésistibles mélodies vocales écorchées (ce gros gâchis de « Scentless Apprentice »), on grimace de douleur. Et même si beaucoup aiment idéaliser cette œuvre en la traduisant comme l’expression de sa souffrance, ça reste juste épuisant à écouter.

Du coup, Nirvana confirme avec son testament studio qu’il fut apte à composer de très bons albums mais incapable de sortir un disque définitif de son vivant. A l’image de Nevermind, In utero possède ses morceaux de remplissage (« Milk It », « Frances Farmer Will Have Her Revenge on Seattle ») et ses grandes chansons (les singles archi-connus, « Serve the Servants », le bourrin « Very Ape » et le poignant « All Apologies »).
Au final, il a fallu attendre la sortie d’un certain live de 1992 en 2009 pour obtenir ce qu’on attendait depuis si longtemps : le meilleur de cette bande, donc sans temps mort, avec un son parfait.

Chronique consultable sur Forces Parallèles.

Seijitsu
7
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8
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