J'ai découvert Souleymane Diamanka en lisant ses textes dans le recueil Habitant de nulle part, originaire de partout.
Si le début était prometteur, la 2nde partie de l'ouvrage m'a laissé de marbre.
https://www.senscritique.com/livre/Habitant_de_nulle_part_originaire_de_partout/critique/252806600
Le début ? En fait, les textes de l'album L'Hiver peul.
Le poète y aborde subtilement quantité de thèmes d'actualité autant qu'intemporels :
Immigration, Transmission du patrimoine culturel, Mort, Solitude, Désert africain et peuples nomades du Sahel...
Aussi sans surprise, la qualité d'écrivain du slameur est sublimée par des musiques variées :
- ambiance envoutante avec flûte, cuivre et basse (L'Hiver peul)
- jazz (L'Art Ignare),
- instruments (vièle monocorde) et rythmes traditionnels de l'Afrique de l'Ouest (Moment D'Humanité),
- mélanges créatifs Sud / Nord qui manient Pop (Les Poètes Se Cachent Pour Ecrire) et parfois Funk (Le Rêve Errant Du Révérend).
Pour situer l'art oratoire, écouter Diamanka fait inévitablement penser à Grand Corps Malade (qui fait une courte apparition) :
- Phrasé monocorde,
- Voix grave assourdissante,
- Récitation a capela (Chagrin Des Anges) dans laquelle la respiration devient musique.
En résumé, Souleymane tient toutes ses promesses lorsque ses textes sont mis en musique.
Et cela, il le doit autant à son talent d'écrivain qu'à son travail sur les compositions musicales qui sont sublimes.
Mon coup de cœur : le morceau Je Te Salue Vieux Sahara