Jean-Pierre Como – My Little Italy (2020)
Jean-Pierre Como est surtout connu, pour ceux de ma génération, comme le co-fondateur du groupe de « jazz-rock » Sixun, dans les années quatre-vingts. Le voici à nouveau dans une actualité relativement récente avec un album sorti il y a environ un an, « My Little Italy ». On le comprend, Jean-Pierre retourne vers ses racines et retrouve le charme de l’Italie et de sa culture méditerranéenne.
Pourtant c’est avant tout un disque de chanteur, de crooner, romantique, c’est « Walter Ricci » qui prend le rôle du séducteur, avec cet accent italien et cette voix chaude qui susurre, vous tourneboule et vous accroche le cœur. Dans cette musique, j’entends des accents venus de partout, pourvu qu’il y ait du soleil, d’Italie, de Corse, mais aussi du Brésil avec « Mania » et des accents de l’Argentine aussi, comme sur « Dolce Tango » !
On pense aussi à Paolo Conte, mais en moins rude, moins « vite fait on emballe », ici on prend le temps, on développe, les solos prennent leur part, comme cette guitare sur « Stanza 103 », on tourne, on danse et on prend le soleil aussi, il faut dire que Como est souvent de la fête pour signer les compos.
Il y a même un titre à vocation internationale « top 50 » en anglais, ça s’appelle « These Four Walls », bon, c’est bien fait, signé de Coltman et Como, mais on sait bien que ça ne marchera pas, avec ce petit air de déjà entendu, mais c’est bien d’essayer, des fois que…
Deux instrumentaux tout de même dont « Chorino Amalfitano » où Como y va de son piano, l’occasion aussi de gouter au jeu brillant du grand « Dédé » Ceccarelli à la fête ici, derrière ses fûts.
Un album côté soleil donc, qui réchauffe et fait du bien à l’âme, léger, qui balance tout doux, charme et séduit, paresse aussi… A sortir aux temps chauds, ou, faute de mieux, quand le besoin de soleil se fait sentir !