Nagual Site
8.1
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Album de Sacred System (1998)

Sacred System – Nagual Site – (1998)


Un maître d’œuvre bien connu en la personne de Bill Laswell à la basse, aux claviers et aux percussions, ainsi qu’aux arrangements de certaines pièces et à la production, au lead en général. Pourtant d’autres atouts se cachent en pagaille à l’arrière : un album juste étonnant !


Graham Haynes au cornet, Hamid Drake à la batterie et au tambour sur cadre, Byard Lancaster et Dave Liebman au sax soprano, Zakir Hussain au tabla, Craig Harris au trombone, de quoi donner du sel à moudre ! Et puis également des chanteurs venus d’autres continents : Gulam Mohamed Khan qui joue également de l’harmonium, Badal Roy qui joue aussi des tablas et la chanteuse Sussan Deyhim qui, elle, ne fait que chanter…


Et d’autres encore moins connus, mais tout autant présents, qui apportent la couleur de l’orient qui se mélange et se fond dans un tronc commun avec d’autres musiques, entre ambiant, musique indienne, jazz parfois, reggae, dub et transe souvent, comme une quête et un aboutissement, un album certes étonnant…


Sept titres qui font part belle à leurs compositeurs, Bill Laswell qui signe quatre fois, seul sur le très beau « Black Lotus » et en partage avec Graham Haynes sur « X-Zibit-i », avec Byard Lancaster sur « Derive » et avec Clive Bell et Jah Wobble sur « Driftwork », autant de moments forts et précieux de cet album.


Les trois autres pièces sont signées par Bill Buchen, qui joue des tablas, des percus, de la batterie et de l’ektare, un instrument Bengalais à une corde, et par Gulam Mohamed Khan qui apportent à égalité une forte contribution également, ce qu’il fallait pour que le partage fût équitable et juste.


Alors bien souvent les chants prennent le pouvoir et s’évadent au-dessus de la masse des drums, des percus et des bourdons, mais « Derive » se laisse glisser vers les tentations jazz, et la musique sautille et s’accélère bien souvent aux accents indiens qui la font bondir, avant qu’elle ne s’affale en psalmodie comme sur « Saiya Nikasegaye » qui hésite entre ballade et litanie…


Cet album exotique, fluide et à la croisée des chemins est une belle réussite aussi fraîche aujourd’hui qu’au moment de sa sortie.

xeres
9
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le 10 mai 2026

Critique lue 4 fois

xeres

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