Snooks Eaglin – New Orleans Street Singer – (1964)
Jamais les éditions "Le chant du monde" n'auront aussi bien porté leur nom que lors de cette réédition !
Le chant porté par une voix légèrement cassée, sur le ton de la confidence et véhiculant une tonne d'émotion, Snooks Eaglin frotte et gratte les cordes de sa guitare en frappant le sol de son pied, c'est ainsi qu'il sort de sa nuit. D’ailleurs on aurait pu tout aussi bien l’appeler Snooks « Blind » Eaglin, il aurait ainsi continué la longue lignée des "Blind"…
Il a vingt-deux piges et se fie à son oreille, écoute la radio et les disques, chante les blues qu’il a entendus, le temps et la mémoire s’échappent, les airs et les paroles avec, alors tout change et se transforme, et renaît un nouveau blues, tout cabossé…
Un enregistrement majeur qui date de 1956, à ce qu’il paraît, car Snooks Eaglin est un chanteur de rue, charriant une musique de pauvre, pleine de simplicité et de dépouillement, elle révèle, sous la voix voilée, les plus purs trésors... Allez one scotch, one bourbon, et retour sur la platine!
« Un scotch, un bourbon, une bière,
S’il vous plaît, patron, écoutez voir,
J’veux pas faire d’histoire, donc n’ayez pas peur,
Un scotch, un bourbon, une bière. »