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Les limites de l'expérimentation

Avis sur One More Light

Avatar Tomas Lopez
Critique publiée par le

Après un retour en force dans le game en 2014 avec The Hunting Party signant un album fusionnant les sons agressifs des débuts et les nouvelles sonorités plus électroniques et "Radio -
Friendly" adaptées depuis 2010 avec A Thousand Suns, Linkin Park est de retour en 2017 et nous lache un 7éme album totalement inattendu.

Inattendu dans le bon sens ? Pas vraiment non.

Linkin Park est un groupe qui a toujours revendiqué son envie de n'être mis dans aucune case, et surtout revendiqué son envie de changer et d'innover, et jusqu'ici ils avaient réussi un presque sans faute.

Au fil des années les californiens avaient réussi à se créer une vraie identité musicale, des sonorités n'appartenant qu'à eux et reconnaissables parmi les milliers de groupes arpentant la scène rock.
Du groupe de Neo Metal ayant inondés de tubes les charts au début des années 2000 avec leur mélange de guitares hypers lourdes, de chants screamés et de couplets chantés/rappés au groupe d'aujourd'hui il y a énormément de chemin qui fut parcouru, et aujourd'hui la déception ne peut qu'être plus grande.
Pour avoir assisté à tout leurs concerts en France depuis 2010 et ayant pu me rendre compte de la qualité et de la puissance des shows proposés par le groupe, qui allaient crescendo dans les setlists bien bourrines au fil des années je m'attendais à une évolution allant dans ce sens.

Au final on se retrouve avec un album pop, très pop, TROP pop, les grosses guitares sont absentes, la basse très très discrète, et Mike Shinoda le maestro du groupe est totalement mis à l'écart, ne participant vocalement à même pas la moitié des chansons, et bien entendu aucune de ses apparitions n'ont la fougue de morceaux des 6 précédents albums.
Exit aussi la violence et la rage de Chester Bennington, tout les morceaux de l'album sont des ballades, plus ou moins réussies, mais qui, gros problème, auraient pu être jouées par n'importe quel groupe lambda et sont à des années lumières des morceaux plus softs et créatifs qui ont fait connaitre le groupe à un public plus jeune et pas forcément attiré par le Rock ou le Metal, mais clairement cet album leur est destiné tant le doigt d'honneur aux fans d'origines est visible à des kilomètres.

Cet album était probablement un délire du groupe, un délire sûrement passager et je ne serais pas surpris de les voir s'aventurer vers un album totalement différent en 2020, mais en attendant et pour la première fois je serais le premier à les boycotter lors de leurs passages en France, histoire de moi aussi leur adresser un joli doigt d'honneur pour cet album totalement indéfendable.

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