Quantum, alias DJ Gigi – Ovek Olam (Gidi Snapir), nous présente son premier album, Outrage, après un single prometteur, Flangerized.
Je décrirais son style comme une rencontre improbable entre des ambiances sombres, cyber-apocalyptiques et des mélodies discrètes et insouciantes.
Ketzer 4 Ever contient plusieurs sonorités légèrement dissonantes et grinçantes, assez amusantes.
Flangerized s'ouvre sur un riff de guitare à la Pynk Floyd ; la partie de guitare électrique reste discrète avant de plonger dans la dimension sonore plus sombre de Quantum, ponctuée de quelques intrusions de bips hésitants.
Love Affair propose également des sonorités étranges qui semblent tomber ou dégringoler en succession, contrastant avec une ligne de basse lourde et autoritaire, elle-même enrichie par la suite de sonorités tremblantes.
Dans Blue Sky, la ligne de basse est plus brute, plus sèche, comme j'aime à le dire. À l'exception d'une mélodie discrète et nonchalante émergeant d'une tonalité industrielle douce et d'une ligne de basse changeante annonçant (vers 6'00) l'explosion finale inattendue et tonitruante.
La ligne de basse est plus rebondissante dans Gog U Magog, une sonorité étrange apparaît à 2'40, comme si quelqu'un tirait la langue à plusieurs reprises de manière provocante. Après environ 4'30, l'atmosphère devient plus apocalyptique avec une emphase dramatique à 7'30.
Dans le remix de Cells, vous remarquerez rapidement l'utilisation de percussions en arrière-plan ainsi que des riffs de guitare électrique explosifs, la fin étant marquée par une pluie torrentielle.
When you see the light est sans aucun doute le morceau le plus futuriste, cyber-robotique et joyeusement déjanté de l'album.
Outrage poursuit la tendance futuriste et débridée du morceau précédent, Quantum y ayant également injecté des percussions pour vous plonger dans un état de flottement total.
« It never ends » sonne plus sombre, avec une pointe de mélancolie dans la mélodie, peut-être parce qu'il est temps de se séparer de Quantum. Ainsi, la chanson clôt en beauté, à l'image de l'ensemble de ce recueil.
Une belle surprise, inattendue, pour ce premier album de 2004.