Le super band* donne suite à un premier EP enthousiasmant en enfonçant le clou de manière magistrale. Non seulement c'est toujours très bien, mais encore différent. Et l'album suivant refera encore de même. Déjà, en ces années de créativité morne, twingo, Jeannie Longo, enfin bref... chapeau !
Grosse basse et rythmique en avant, le disque commence en tonitruant. Puciato se la joue Patton en le surpassant tout en nuances. Gross riffs, groove tranquille, ritournelle entêtante. Avec moments de grâce en prime.
Et les tutoiements de grâce visant les cieux continuent. Deuxième morceau : tempo lent, Julie Christmas balade sa voix dans les airs en lancinant et fait tout exploser dans le refrain pendant que Puciato murmure tranquillement. Bon, alors là, moi j'ai le frisson. Ces instants de tensions équilibrés dans la lourdeur des guitares et la sérénité du chant masculin. Comme une fulguration épique déposée dans l'éternité. Eh oui à ce point !
Le reste de l'album est à l'avenant. Avec globalement une atmosphère de douce mélancolie, de spleen, et le tout s'avère en fait très relaxant. La production au poil aidant, chaque note s'insérant pile poil là où il faut.
Le groupe continuera encore la démarche dans le suivant Demon John qui n'a plus grand chose de metal, mais qui gagne encore dans le petit côté délicieux.
*Le groupe contient "John LaMacchia (Candiria), Greg Puciato (Dillinger Escape Plan, Error), Jeff Caxide (Cable, Isis, Red Sparowes) et Julie Christmas (Made Out Of Babies, Battle Of Mice),