Texas Faggot est composé de Tim Thick et Pentti Slayer.
Tous les titres sont de Texas Faggot, sauf 14 de Hidria Spacefolk, arrangés par T. Thick.
Dès la pochette, on sent immédiatement le fort potentiel de cet album. La découverte des 14 titres, en consultant la tracklist, suscite forcément la curiosité.
L'écoute des morceaux révèle un concept de trance psychédélique varié et intense, où l'on trouve bien plus d'idées et de montées en puissance, de folie et d'énergie dans un morceau de 3'30 de Texas Faggot que dans les 8 à 10 minutes de la plupart des producteurs de trance.
Piste 1 : Un effet tordu et puissant en entrée de gamme donne le ton de l'album. La mélodie, poursuivant, est sans compter sur des effets de balancement et des sonorités agressives. Ce premier morceau n'est pas des plus faciles à prendre en main, il est assez confus, mais il est parfaitement dans l'univers musical des faggots texans.
Piste 2 : Ambiance plus joyeuse et drôle, toujours aussi rapide et entraînante, le morceau repose sur un lead strident et évolutif.
Piste 3 : Légèrement acide – mélodie bleepy et très rebondissante associée à un lead sombre en arrière-plan et à une basse chaleureuse, mais moins rapide que le précédent.
Piste 4 : Vitesse folle pour ce morceau, la rythmique est proche de la drum'n'bass, mélodie très nerveuse avec une partie de flûte indienne traditionnelle, puis un thème de violon traditionnel à la fin (qui me fait penser à la musique canadienne).
Piste 5 : Ici, la mélodie est une sorte de tourbillon électronique, la rythmique aussi d'ailleurs.
Piste 6 : Ambiance plus sombre, le tempo est plus lent que le précédent. Plus tard, la mélodie semble provenir d'une imitation de harpe.
Piste 7 : Une mélodie très rapide, jouée par une flûte, accompagnée d'une rythmique déjantée qui s'enchaîne dès le début.
Piste 8 : Une ligne de 303 ouvre ce morceau. La rythmique évoque certaines productions Big Beat : beaucoup de sonorités métalliques saccadées, puis un lead mélodique plus funky et furieux, marié à une ligne de basse rauque.
Piste 9 : Quelques scratchs de DJ au début, puis une voix mutante persistante laisse place à un orgue saccadé, suivi d'une guitare wha-wha, puis d'un riff funky et d'un clash final.
Piste 10 : Une pluie acide intense et étrange s'abat sur ce morceau.
Piste 11 : Un début plus calme, avec un sample de personnes s'exclamant comme sur des montagnes russes presque tout du long. Au milieu, l'ambiance évoque la country, mais elle se transforme soudainement en paysages sonores cyber-robotiques. Des voix masculines s'entrechoquent, comme des vaches qui meuglent.
Piste 12 : L'ouverture est sur une voix aiguë qui chante « ahahah ». Ici, tout tourne autour des voix qui se transforment en leads, avec un chant psychédélique choral par moments.
Piste 13 : Un doux carillon résonne, puis la mélodie me rappelle un morceau de Coldcut, « Atomic Moog 2000 », un thème funk et rapide des années 70, digne d'une série policière américaine à la Starsky & Hutch.
Piste 14 : Une mélodie de guitare acoustique désaccordée, pas ma préférée de l'album.
Points forts : 3, 4, 9, 11, 13
Un super album concept qui déboite !
Bien sûr cet album est pour les personnes expérimentées : celles qui apprécient la vraie trance psychédélique)