Purple Violets
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Purple Violets

Album de Sam Rivers (2005)

Sam Rivers, Ben Street, Kresten Osgood + Bryan Carrott – Purple Violets – (2005)


L’histoire de cet album commence par la volonté de Kresten Osgood, batteur danois, bien content de son groupe « Purple Violets » qui tournait vraiment bien, mais, allez comprendre pourquoi, probablement une mouche qui le piqua, le voilà parti en quête de Sam Rivers, quatre-vingt-deux ans au compteur, stationné en Floride !


Cette idée est évidemment folle, née sûrement dans un esprit décalé, enfin pas ordinaire, mais ce qui suivit donna raison à la déraison, enfin vous me comprenez… La « chose » se fit, le vénérable Sam Rivers, héros du jazz, du free, de la Loft Génération, accepta un rendez-vous à New York, et une session fut organisée aux « Kampo Studios », les quatorze et quinze octobre de l’année deux mille quatre !


La musique fut si bonne et l’ambiance si chaleureuse, autour de l’immense Sam pourtant resté simple, qu’il y eut assez de musique pour remplir deux volumes, celui-ci est le premier. Le second prendra le nom de « Violet Violets » et paraîtra dans la foulée, mais je ne l’ai pas encore dans les rayons.


Sam Rivers joue du sax ténor, ainsi que du soprano et de la flûte, Ben Street de la basse, et Kresten de la batterie, sur certaines pièces de ce volume le vibraphoniste Bryan Carrott apporte sa couleur, les albums paraîtront sur le petit label danois « Stunt Records », le projet est parfaitement bien ficelé.


C’est évidemment un privilège que d’écouter cet album enregistré dans la grande maturité de Sam, il est toujours vaillant et maîtrise parfaitement les instruments qu’il utilise. Il y a énormément d’improvisations tout au long de l’album et il brille comme il a toujours su le faire. Ce qui change c’est le « lead » et le répertoire, ou plutôt la forme dans laquelle il se livre.


En effet, et ce n’est pas une surprise pour qui écoute les « anciens », souvent ceux-ci aiment à retrouver l’esprit de leur jeunesse, ainsi que les frissons qu’ils ont connus alors… Aussi c’est avec naturel que l’on assiste à une prestation plutôt post-bop, à savoir pas très free, mais absolument réussie de bout en bout, et pour tout dire : une merveille d’album !


On remarque la reprise de « The Mooche » de Duke Ellington avec Sam au soprano, un grand moment, l’interprétation du très beau « Moderation » avec Sam à la flûte, le superbe « Solace » qui ouvre les hostilités, sans doute quelques pièces ont-elles été improvisées sur place également.


Juste un régal !

xeres
10
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le 1 août 2025

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