L’album bénéficie des talents de Frenchie, producteur emblématique du reggae, qui a su créer un mélange parfait entre des riddims jamaïcains et une production française moderne pour l’époque. Les beats percutants et les basses profondes s’accordent parfaitement avec les flows incisifs de Big Red et Daddy Mory. Les textes alternent entre dénonciation sociale et célébration de la culture reggae-dancehall. Des morceaux comme J’entends parler abordent les injustices et les oppressions, tandis que Aiguisé comme une lame et Poussière d'ange mettent en avant leur technicité et leur charisme.
Big Red apporte une touche agressive et tranchante à travers son chant incisif, tandis que Daddy Mory équilibre avec sa voix grave et posée, typique du toaster jamaïcain. Leur alchimie vocale est une des grandes forces de l’album. L’album a contribué à populariser le reggae-dancehall en France, tout en respectant ses racines jamaïcaines. Avec des titres comme J'entends parler et Bleu Blanc Rouge, Raggasonic a su toucher un public large et diversifié, tout en restant fidèle à son engagement et son authenticité.
Points forts :
- Une production solide et des riddims mémorables.
- Des textes engagés et une énergie communicative.
- L’alchimie parfaite entre Big Red et Daddy Mory.
Points faibles :
- Un certain manque de diversité musicale, certains morceaux se ressemblant un peu dans leurs structures.
- Une réception peut-être limitée en dehors des amateurs de reggae et de dancehall à l'époque.
Raggasonic est un album pionnier qui a ouvert la voie à de nombreux artistes reggae en France. C’est une œuvre qui reste intemporelle pour les amateurs de reggae et qui témoigne du talent brut et de la sincérité de Big Red et Daddy Mory.
Source : lerapcetaitmieuxavant.fr