Après avoir sorti plusieurs EP's énergisants dont le morceau The girl from Baltimore, les Fleshtones sortent leur premier album, Roman Gods, en juin 1981. Dans le style alternatif/garage rock, cet album est une vraie réussite.
Roman Gods commence avec The dreg, premier titre menaçant (et le plus moderne de l'album branché sixties) durant lequel on entend Peter Zaremba se mettre à chanter au rythme d'une musique tribale qui monte crescendo. La suite est un festival de titres énergiques et enthousiastes (Stop foolin' around, The world has changed, R-I-G-H-T, Let's see the sun....). L'ensemble repose sur le chant et l'harmonica de Zaremba, les guitares de Keith Streng et quelques sonorités d'orgue qui donne à l'ensemble son coté résolument rétro.
L'excellent Shadow line au rythme conquérant et ses choeurs qui répondent au chant de Zaremba incarne assez bien l'essence du groupe et le coté fusionnel qu'il parvient à créer avec son public lors de ses concerts.
On ne le répétera jamais assez mais Les Fleshtones sont d'abord et avant tout un groupe de scène ultra généreux (Le concert auquel j'ai assisté en 1984 à Marcq en Baroeul demeure un de mes concerts préférés....). Peter Zaremba qui ne se sépare jamais de ses maracas est un formidable entertainer qui descendait volontiers à l'époque dans la fosse pour chanter avec ses fans. On peut parfois être déçu par les travaux studio des Fleshtones, ce n'est pas le cas avec Roman Gods, ce ne sera pas non plus le cas avec son successeur Hexbreaker.
Ces deux albums sont des must du Garage rock.
Roman Gods audio
Ma note: 8/10