La première fois que j’ai écouté « Rough draft in progress », j’étais assis et heureusement. Cet album venant de Corée du Sud m’a scié les jambes, m’a mis sur le cul ; je suis resté la bouche ouverte pendant les 60 minutes de l’album. Il est rare qu’une musique me procure de telles sensations, sensations qui soit dit en passant me seront inexplicables ; la seule fois c’était peut-être en ayant écouté la discographie d’Envy (« Insomniac doze » en particulier). Et cela est normal, Hollow Jan utilise la même recette, les mêmes armes, les mêmes structures, les mêmes breaks que les nippons d’Envy avec en plus, un chant plus précis, maîtrisé et incisif. Pour certains, le combo ne fait que copier les géantismes japonais mais pour d’autres, il s’en inspire pour ne prendre que le meilleur. Ceux qui pensent qu’ils ont plagié, n’écouterons ce disque qu’une seule fois et passerons à autre chose. Les autres, catégorie dans laquelle je me place avec fierté, écouterons ce disque encore et encore sans se lasser, se laissant envoûter par les arrangements guitares et le chant hurlant douleur, mélancolie et tristesse.