Les choses commencent bien avec une représentation originale et amusante de la chaîne biologique alimentaire sur la pochette.
Mélicia (Aviram Iluz) nous livre son premier album, Running Out Of Time, avec un style hybride, composé des signatures d'Astrix, combinées à une mélodie énergique et puissante, digne de Xerox. Le contenu musical global est très rock.
J'apprécie particulièrement les changements fréquents de demi-tons de la ligne de basse de ce morceau, annoncés par un break cosmique vers 15h00. Ce morceau bénéficie également d'une belle emphase sur l'évolution, avec un climax final mené par un son légèrement acide qui débute après le deuxième break vers 17h10, un délice.
Running Out Of Time est un autre hit de cet album, comme Experience. C'est un morceau plutôt rapide, groovy et plein d'énergie, la principale différence réside dans le son mélodique, plus incisif.
Freeman (avec Dj Miko) est moins attrayant, l'harmonie s'épaissit et l'ensemble reste bourdonnant. Même si la mélodie n'est pas mauvaise, elle est globalement trop plate et manque d'amplitude.
Psychodelya, si je ne m'abuse, est le premier morceau avec la participation d'Odelya (la sœur de Melicia) au chant, une voix agréable et sexy. Vers 17h, une belle mélodie sautillante et torsadée réveille le morceau, agrémentée de douces notes cuivrées.
Melicia revient à son style plus naturel (je suppose), laissant place à l'énergie, mais il semble étrangement se retenir sur ce morceau.
Smash est un parfait exemple des morceaux de Melicia basés sur l'énergie, malheureusement, le reste ne suit pas : la mélodie est assez nulle.
Genesis (excellente collaboration avec Beat Hackers) est plus construit, avec une ouverture plus dense sur la voix d'Odelyia, mêlée à une vibration de basse. Le morceau s'accélère, et des riffs électriques nerveux propulsent le morceau dans une autre dimension. La vibration du début revient pour le break, accompagnée de quelques incantations à la Odelyia. Un son légèrement acide crée une légère atmosphère asiatique pendant un court instant.
Sea Master démarre avec un autotune sur la voix d'Odelyia, suivi par des riffs électriques (pas très nerveux cette fois). On remarque ensuite quelques effets sonores sympathiques, mais le climax est un peu raté.
Illusion Quest possède une intro douce et cosmique malgré cela, et le morceau contient encore une fois des riffs électriques, de qualité. Odelyia chante un peu avant le break, le résultat global est très accrocheur.
Favoris par ordre : 7, 1, 2, 9, 4.
Destiné au dancefloor, cet album utilise trop les mêmes sonorités et harmonies, quelques morceaux efficaces mais sans trop de surprises, voire un peu facile
parfois. Running Out Of Me souffre, selon moi, d'un gros manque de diversité. De plus, il semble (je peux me tromper) que l'ensemble ait été produit assez rapidement.
Un peu plus de travail et d'application pour la prochaine fois, M. Melicia, et ce serait mieux.
L'ensemble fonctionnerait sûrement sur les dancefloors.