La première caractéristique de « Samâ » le dernier album d’Anne Pacéo est sa brièveté, d’une durée qui nous plonge dans les années anciennes, un peu plus de vingt-huit minutes, c’est peu, mais la masse ne fait pas la grâce et la durée l’intensité…
La similitude de la pochette avec « Bright Shadows », son précédent album, n’est pas la seule, Anne cultive la fidélité musicale et on retrouve ses partenaires de l’album de 2018. On retrouve également deux des cinq compositions proposées ici.
La face B est composée par deux reprises live de l’album précédent, « Tomorrow » et « The Shell », captés en concert à la Philharmonie de Paris en juin 2019, avant les événements. Ces deux reprises sont, pour moi, le meilleur de cet album, improvisations et chaleur rassemblés. Pour être juste il faudrait ajouter le dernier titre de la face studio, « Le cri » qui ne démérite pas, avec l’excellent Christophe Panzani qui dépote.
Les voix ont un rôle important dans la musique d’Anne Pacéo, depuis le magnifique « Circles » avec Leïla Martial, j’attends de retrouver cette flamme qui emporte et soulève, mais là je reste un peu à côté, ou bien est-ce moi qui avale trop rapidement les albums sans avoir le temps de le digérer ? Déjà le précédent marquait une petite déception, mais je ne me résous pas à restreindre sa discographie aux trois premiers albums, j’en suis sûr, l’inspiration reviendra…