Bob Berg - Short Stories - (1987)
Encore un album de 87, mais celui-ci ne part pas gagnant pour un top 10, malgré tout c’est toujours bien de faire une écoute de contrôle, Bob Berg est surtout connu pour avoir joué aux côtés de Miles Davis, ce qui représente une remarquable référence, reconnaissons-le. Il joue des saxophones ténor et soprano et cet album est assez référencé jazz-rock.
Pour l’accompagner on remarque surtout Mike Stern à la guitare ou Dave Sanborn à l’alto sur « Kalimba », la réussite incontestable de cet album de mon point de vue. Après un départ un peu convenu sur le morceau d’ouverture « Friday Night At The Cadillac Club » et la ballade « Words » qui se prélasse en seconde position sur la face arrive ce « Kalimba » étonnant signé Bob Berg.
On entend l’Afrique ici, en partie par une habileté de Don Grilnick qui joue des claviers et du synthé et aussi par les rythmes impulsés par Peter Erskine à la batterie, on se laisse embarquer dans une sorte de balancement rythmique régulier qui hypnotise à la façon de la musique répétitive, tandis que les solistes se déploient avec un immense talent qui emporte, le duo des saxophones est fascinant, la face se termine sur ce petit joyau qui laisse un souvenir profond, du genre « il est pas mal cet album » !
« Maya », composée par Jeff Andrews, ouvre la seconde face, c’est un titre avec une ambiance un peu ECM, bien que cet album sorte sur Denon, j’ai la version nippone, ce qui nous éloigne de la Scandinavie et des ambiances glacées, le soprano va bien ici, qui fige et refroidit.
« Snakes » arrive ensuite, vive et virevoltante, après le thème Berg lâche un solo bien velu, auquel répond la guitare de Mike Stern, serpentine et lisse avec ce son typique des années jazz-rock mais ça le fait bien ! La dernière pièce « The Search » joue une carte plus lyrique sur fond de ballade, bien soulevée par les claviers et la guitare qui permettent à Bob Berg d’organiser une lente montée paroxystique, puis, pourquoi pas, une seconde qui arrive !
Malgré un son un peu daté l’album conserve une grande partie de ses qualités…