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Excellent ! Enfin une nouvelle offrande de Putrid Offal, ce groupe du Nord qui avait fait un retour tonitruant avec Mature Necropsy en 2015, avec son grind death carcassien sans concession.
Il n'y a besoin d'aller au-delà de la deuxième plage pour comprendre qu'on va avoir affaire à une nouvelle tuerie de leur part : le simplement nommé Autopsy (aux bruitages sans ambiguïté) fait office d'intro et met directement dans le bain sanguinolent, laissant Let There Be Rot démarrer les hostilités à proprement parler. D'emblée, gros son, gros riffs, rythmique ultra nerveuse, pour un titre d'une efficacité redoutable. Entre les blasts et les passages en d-beat, on sait à tout moment que Putrid Offal pratique un grind à l'ancienne, dans la pure tradition gore et ultra violente de ce qui se faisait à la fin des années 80/début des années 90.
Quinze titres au total, pour des durées variant entre trente secondes et quatre minutes, aucun temps mort, jamais l'occasion de s'ennuyer. Le groupe fait quelques tentatives (à vous de juger si elles sont pertinentes) pour varier son jeu, notamment les chœurs féminins bizarres qu'on entend sur Charnel House et sur l'expéditif Glorify Me ; il y a aussi le final en son clair, calme du même Charnel House qui tranche un peu avec la violence du reste du morceau.
A côté de cela, il y a du gros riff tranchant bien classique et qui fait toujours du bien par où il passe, sur Barber House et Y Shaped par exemple.
Tout cela passe très vite, avec moins de trente-cinq minutes au compteur ; mais quel plaisir immense et intense ! Putrid Offal n'a de leçon à recevoir de personne dans sa catégorie, ils le prouvent une fois de plus. La bonne baffe qu'on s'attendait à se prendre a bel et bien été administrée. Merci, Putrid Offal.
L'album sort en plusieurs versions, chacune avec des titres bonus (qui ne figurent pas dans la liste ci-dessous). La version CD, limitée, contient également un DVD (live au Hellfest de je ne sais quelle année).
Retrouvez cette chronique sur le site auxportesdumetal.com
Créée
le 24 sept. 2020
Critique lue 35 fois
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