Slow Summits des Pastels, c’est un album qui ne cherche pas à briller, mais à envelopper doucement. Après seize ans d’absence, le groupe revient avec une musique feutrée, presque fragile, où les arrangements discrets – flûtes, cordes, touches jazzy – créent une ambiance très apaisante. Et ça fonctionne : on se sent bien, comme bercé.
Mais parfois, cette douceur peut aussi donner une impression d’uniformité. L’album manque un peu de relief, il ne surprend pas vraiment. C’est beau, mais ça reste en surface.
La voix de Stephen McRobbie, toujours un peu nonchalante, et celle plus chaleureuse de Katrina Mitchell, apportent un vrai charme. Il y a une sincérité touchante dans tout ça, une simplicité qui force le respect.
Je lui mets 7.5 sur 10 : j’ai aimé l’ambiance, la cohérence, cette forme de maturité tranquille… mais sans être complètement emporté. C’est un disque qu’on apprécie surtout dans des moments calmes, sans trop en attendre.