J'avais été enthousiasmé par le premier album de ce jeune groupe Anglais sorti l'an dernier. Ce premier essai m'avait vraiment bluffé tant la qualité de la pop de ces 5 jeunes gens était grande. En effet, le groupe oscillait entre power pop et pop symphonique avec de grande qualité mélodique et des arrangements surprenants de maturité pour un premier jet. Il est toujours dur de confirmer avec le second quand on a mis la barre très haut lors du premier. Solaris est donc la nouvelle galette du combo et je vous rassure de suite le challenge est réussi haut la main. Le quintette a définitivement trouvé son style qui émane de la pop symphonique, les violons étant remplacé par des synthés qui sonnent comme des cordes et de la mouvance pop rock actuelle. Tout est chiadé et travaillé à l'extrême. Les arrangements sont inouïs, la voix d’Alex Davies semble habitée. Il y a des moments grandioses voire épique tout au long du cd. Le premier single Solaris reflète parfaitement toute l'originalité et le grandiose de la musique de ce groupe.
Rien que les deux premiers morceaux sauront vous convaincre du potentiel de ce groupe. Que ce soit The Dancer ou I Believe, on retrouve tous ce qui fait la cachet du band. Des variations de rythmes tantôt calmes, tantôt rock avec des chœurs divins et des guitares incisives qui se battent avec les synthés, qui sonnent comme un orchestre symphonique.
Autre coup d'éclat, j'ai nommé peut être le titre de l'année avec Coming Home qui est d'une beauté à se damner. Cela commence tout doucement avec la voix suave d’Alex Davies et puis progressivement on augmente le rythme pour finir sous un déluge de musicalité. Un vrai chef d'œuvre.
Quand le groupe se risque dans la power pop à la Click Five cela donne le hit Better Than The Courtroom. Le groupe est aussi très à l'aise avec les ballades toutes plus romantiques les unes que les autres, en l'occurrence Carry On ou bien All Along.
Ceux qui comme moi avait aimé le premier ne seront pas déçus par ce Solaris. Si jeune et tant de talent !!!! Je pense que l'on a pas fini d'entendre parler de ce Elliot Minor.