L'ambient a le don de m'emmerder, sauf en de rares occasions où la magie opère et mon âme se retrouve caressée, retournée.
Lobster (track 2 de l'album) m'a fait l'effet d'un décollage les yeux ouverts, une main sur le coeur de l'être aimé, en direction des sommets.
Medusa , et ses allures d'oiseau de feu, déploie ses deux ailes gigantesques dans le but de chatouiller les nuages, on nage en plein délire oxygéné, c'est dingue !
L'album recèle encore quelques titres fous qui m'ont fait taper le trip du mois, Mosquito, par exemple, et ses sonorités épiques qui déboulent de nul part, telle une invitation lancée du fief des anges perdus, camés au spleen, et puis Somewhere, cette track... elle sautille dangereusement sur la limite qui sépare l'extase du ringard mielleux, tout en riant.
Troublant voyage.