Mon rapport avec la musique de Thomas de Pourquery a toujours été un peu compliqué, ça a commencé avec la diffusion d’un concert télévisé en provenance du festival « Jazz sous les pommiers » de Coutances, un concert vraiment génial qui m’a interpelé, je l’ai visionné de multiples fois avec toujours un plaisir extrême et, encore maintenant il me semble qu’il n’a jamais aussi bien joué, c’était, peut-être, en 2013, mais je ne suis pas formel.
Depuis je me suis intéressé à sa discographie, elle possède des hauts et des moins hauts, le musicien est talentueux, charismatique et intelligent, adepte d’un humour fin, il possède un côté surdoué et hyperactif indéniable, une ambition également, je pense, mais qui n’en a pas ? Il a été au centre de nombreux projets souvent passionnants, des réunions de fantastiques musiciens, il a même fait l’acteur dans un film, il n’aurait pas dû, enfin je me suis senti mal pour lui. Il possède un physique à la Hadji-Lazaro qui a mieux réussi dans ce domaine.
Il a pas mal bourlingué et la première reconnaissance du « grand » public s’est faite lors de la parution de « Play Sun Ra », il a alors bénéficié du soutien des magazines spécialisés et son heure de gloire semblait arrivée, l’album s’est bien vendu, pourtant il m’a laissé sur ma faim, je suis difficile, sans doute trop.
« Sons of Love » me plaît mieux, sur l’album on peut lire « Révélation de l’année, Les Victoires 2017 », « Choc jazz magazine » et « Un événement Télérama », une forte reconnaissance au talent du musicien et de la formation Supersonic dans son ensemble. Les compositions, sauf une signée Sun Ra, sont toutes de Pourquery, il a toujours un réel talent de mélodiste et même de « faiseur de tube », si le monde était bien fait il serait déjà un homme riche, mais le talent ne suffit pas il faut aussi faire avec les médias de masse.
Pour conclure, voici l’album d’entrée que je conseille pour découvrir l’univers passionnant de ce grand talent qui n’a pas fini de nous en faire voir, j’espère…