Starring Rosi est le cinquième album d’Ash Ra Tempel (le temple des cendres de Ra?), faux groupe et vrai projet solo de Manuel Göttsching. Rosi, c’est Rosi Müller que nous pensons être la petite amie de Manuel. En effet, elle semble devoir sa présence au pur népotisme de Göttsching car elle ne brille pas par ses performances tout au long de cette galette. Elle ne chante pas mais parle. Le seul instrument dont elle joue est une harpe qu’elle égrène maladroitement. Elle figure pourtant sur la pochette de l’album et est créditée notamment pour sa « vibe ». Elle a aussi pondu dans un anglais de collégien de pseudos-paroles vaguement zozotériques pour les morceaux de l’album. Celui-ci oscille entre deux ambiances différentes entre lesquelles Göttsching semble hésiter. Nous avons ainsi d’une part des morceaux de type jam-rock dans la veine de ce que pouvait faire The Allman Brothers Band ou The Grateful Dead. La section rythmique s’en sort plutôt bien tandis que Göttsching en profite pour se branler le manche. D’autre part, nous avons des morceaux planants-ambients-molassons. Ici, les expérimentations restent très sages et rien de dissonant ne vient se frotter à nos oreilles. C’est somme toute assez fade et convenu.
Pour conclure nous dirons que cet album nous semble très dispensable et n’offre rien de nouveau par rapport à ce que d’autres pouvaient proposer à cette époque.