Street Horrrsing
7.5
Street Horrrsing

Album de Fuck Buttons (2008)

"Sweet Love For Planet Earth" : à la campagne, près d'une mer grise, il pleut, nous sommes presque sereins. Mais ils arrivent, on le sent. Puis ils sont là, cassent les fenêtres, hurlent dans un langage incompréhensible, pénètrent dans la maison et c'est le carnage. La fuite s'impose pour les survivants, qui prennent le large sur un bateau de fortune, et se retrouvent finalement perdus en mer, la peur au ventre ("Ribs Out").


A l'approche d'une île, on entend des cris. On aborde. Une menace se fait de plus en plus proche, se pourrait-il qu'ils soient là aussi ? On se rapproche finalement de ce qui s'apparente à un repère : les monstres ont faim, sont nombreux, et semblent élaborer un nouveau plan d'invasion. Ecorchés vifs et cadavres dépecés peuplent la place... Nouvelle fuite :"Okay Let's Talk About Magic" (sic). Repérés, nous sommes suivis par quelques humains (?) blêmes titubants, avides de nos carotides. Ils ne nous auront pas !!


"Race To Your Bedroom/spirit Rise" : épuisés, nous sommes contraints de combattre. Ils développent une force surhumaine, hurlent, hurlent, même quand ils crèvent ils hurlent. On les croit morts mais se réveillent, leur furie décuplée. Nous refuyons, les survivants, désarmés. Mais nous voulons vivre !


Nous courons, courons, l'horizon à perte de vue : "Bright Tomorrow"... Nous sommes une petite dizaine à peine, mais nous courons comme des morts de faim. Les coeurs battent, on ne s'arrête pas. Et c'est quand on a le malheur de tourner la tête qu'on les voit sur nos talons. Des centaines, des milliers, la rage au ventre. On entend d'ici leurs cris inhumains. Que faisons nous ? On court plus vite !!


Ultime combat, perdu d'avance. La même histoire recommence ailleurs, sur un autre point du globe : "Colours Move".


Lea bande originale d'un film de Romero ? Non, le premier album de Fuck Buttons, empli de bruit, de fureur, et d'humanité.

Créée

le 28 août 2018

Critique lue 120 fois

François Lam

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