The Endless River
5.7
The Endless River

Album de Pink Floyd (2014)

Reprise d'une critique de mon blog à l'époque de la sortie de l'album.


The Endless River, la rivière sans fin. Tout de suite l'association d'idée se fait avec le bout du monde, l'autre vu d'ici. Celui avec l'interminable océan Pacifique, ses îles de différentes tailles, en particulier, celle où je vivais quand ce disque est sorti. Si par bien des aspects, ça peut briller de raconter d'avoir vécu par là bas, il suffit d'y vivre quelques temps pour se rendre compte que la vie n'est pas si différente qu'ici et je me suis même empressé de rentrer à la première occasion. Cela n'empêche, mes trois années dans cette région n'auront pas été trop mauvaises et s'il y avait une chance à saisir, j'ai choisi l'option changement d'aquarium.


Il faut dire que je sortais d'une vingtaine d'année d'enfumage intense de ma chambre ou du chez moi, où l'air n'était bon qu'aromatisé aux vapeurs de tetracannabinol et vibrant régulièrement au son de Pink Floyd. Alors ici, je vous le dis tout de suite, il n'y a pas de branlette sur la lampe pour penser que le génie est soi Syd Barrett soi Roger Waters soi David Gilmour. Je me réfèrerais plutôt à Nick Mason, qui affirme dans l'interview du film à Pompeï, que le groupe vaut plus que la somme des différentes individualités. Et ce n'est pas,feu, Richard Wright qui dira le contraire.


Chacun son avis, pour moi le Floyd, c'est toujours la grande classe. Il se peut que ma période de prédilection gravite autour de 1970, on peut aussi faire un petit saut autour de 1976. La seule chose de sûre, c'est que chaque album d'avant 1980 a déjà été mon disque préféré.


Si on écoute certains snobinards, on croit entendre que tel ou tel disque a vieilli, que seul tel ou tel autre garde un intérêt relatif à cette personne. Pour ça, j'ai ma réponse toute faite:
- P'tit gars, c'est toi qui vieilli, et à chaque fois que tu sors une ineptie pareille, ta jeunesse, elle se barre loin, loin, loin


Malheureusement, je ne rajeuni pas non plus, et il est vrai que plus ça va, moins j'écoute les Pink Floyd. La bonne nouvelle étant bien sûr que j'écoute plein d'autres choses.


Revenons dans le pacifique et ses petits poissons, maintenant que j'ai saisi l'opportunité de quitter mon aquarium de fumée et les habitudes qui vont avec. Depuis, j'ai eu l'occasion de visiter plusieurs sortes d'aquarium qui sont remplis d'eau. Le petit à coté de chez moi, le grand loin de chez moi et puis quelques aquariums naturels dans lesquels on peut patauger, faire le snorkies où même plonger.


Entre le monde du silence, l'amas de touristes tout droit sorti de Wall E, le raffut des mômes qui n'ont que cette promenade un jour de pluie ou les nappes de synthés qui font plus peur que le grand requin blanc, on se dit qu'il manque quelque chose. Ce quelque chose, Pink Floyd l'a fait. La musique d'aquarium.


Ben oui, eux aussi ont vieilli, eux aussi ont grave scotché sur Shine On Your Crazy Diamonds, eux aussi ont perdu l'envie d'utiliser les dissonances pour mettre en valeur les harmonies. Mais la chose perdue la plus importante est la notion de groupe, celle qui multiplie le talent au lieu de l'additionner.


Si ça a l'air insultant de qualifier ce dernier disque de musique d'aquarium, il ne faut pas s'y fier. Je parle de bonne musique d'aquarium, celle qui nous fait ressentir le calme des profondeur, celle qui nous fait savoir que ça se déchaine à la surface pendant qu'on reste à l'aise Blaise à la recherche des poisson clown, celle qui cherche un peu d'émotion au près d'un petit requin inoffensif, le tout sans perturber le chant des baleines. La meilleure touche de bon goût étant l'absence de paroles avant la 18ème chanson. Néanmoins, si on connait bien le groupe, on décèle rapidement un grand manque d'originalité avec des réminiscences de leur passé glorieux qui jalonne le disque de bout en bout.


En conclusion, je ne suis pas sûr de l'utilité d'un tel disque si vous ne fréquentez pas les aquariums de poissons, surtout si vous fréquentez d'autres genres d'aquarium. Moi maintenant, j'écoute du reggae


Trois critiques d'un même groupe, on commence presque une thématique


https://www.senscritique.com/album/Wish_You_Were_Here/critique/165919638
https://www.senscritique.com/album/The_Dark_Side_of_the_Moon/critique/165919575

Toshiba
3
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le 3 sept. 2020

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