Il règne comme un air d'Over the rainbow.
Pas la version de Judy Garland.
Mais celle d'Israel kamakawiwo'ole.
La voix est douce, reposante.
Avec un zeste de sérénité et de bienveillance.
Les paroles sont en langue Yolngu (du nom du peuple aborigène habitant le nord-est de l'Australie) ou en anglais.
Les textes de Geoffrey Gurrumul racontent la famille (Wukun ou Bäpa), la religion (Baptism ou Jesu), ses terres (Wiyathul) ou sa propre cécité (Gurrumul history).
La musique est constituée le plus souvent d'un simple arpège de guitare folk.
Aurais-je porté mon attention vers l'artiste et sa musique s'il n'avait pas été mis en avant par Elton John et Sting ?
L'aurais-je écouté s'il n'était pas né aborigène noir et aveugle ?
Vraisemblablement non car au final sa musique ressemble à une pop comme il en existe partout dans le monde.
Avec bizarrement un supplément d'âme.
Et finalement cela suffit peut-être à l'écouter pour faire parvenir dans son cœur un rayon de soleil.