http://funkyoudear.com/2011/06/11/here-we-go-magic-the-january-ep/
Luke Temple a d'abord fait de la musique seul. Une folk ultra sensible, simple et légère, capable de te faire pleurer tout en étant chaleureuse et rassurante. En 2008, il forme Here We Go Magic, moins rassurant et même carrément flippant par moment. A cette folk, il ajoute des synthés, des rythmes fous et beaucoup d'expérimentations. Leur premier alum éponyme auto-produit est une pure merveille en utilisant la technique de « stream of consciousness » (comme notre ami Atlas Sound). On y trouve des perles comme Fangela qui fut l'une des meilleures chansons de 2009 ainsi que des choses bien plus expérimentales et planantes. En 2010 le groupe de Brooklyn signe chez Secretly Canadian (Little Scream, Yeasayer, Antony And The Johnsons, jj) et sort son 2ème album, Pigeons.
En avril dernier, ils ont sorti The January EP. Dans la prolongation de Pigeons, ces 6 titres teintés de Krautrock et de psyché folk nous emmènent entre Caribou, periode Andorra, et Department Of Eagles.
L'énergique Tulip ouvre cet EP avec ses mesures asymétriques. Sur Hands In The Sky, Luke Temple met en valeur sa voix si particulière. Un titre méditatif sur lequel Luke nous répète « You're a working man, you will not be forgotten ». Song In Three a lui aussi un rythme intéressant. Un rythme ternaire aux accents étranges. Hollywood est très dénudé, peut être trop. Presque sans rythme, c'est plus une complainte qu'une chanson. Mais le rythme revient plus fort et plus rapide que jamais sur Backwards Time. Sur Mirror Me, le titre de clôture de cet EP, la musique est en sourdine, laissant toute la place au chant.
Ce dernier titre et Hollywood ne sont certes pas des plus accessibles, mais The January EP est, dans son ensemble, plutôt tubesque.