Tom Scott & The L.A. Express – Tom Cat – (1975)
Dans ce fameux Jazz-Mag sur la « fusion » il y avait, du côté des « trésors oubliés » un avis assez superlatif sur cet album, bon, pas d’affolement, c’est sans doute un peu usurpé, enfin un poil, car l’album reste globalement assez conventionnel.
Nous voici dans un jazz-funk plutôt réussi, mais sans réelles surprises, même si c’est plutôt bien senti. Côté musiciens c’est du tout bon, des seconds couteaux affûtés qui ne cèdent en rien aux stars du genre.
Tom Scott est un saxophoniste très correct, dans l’air du temps, avec quantité de solis bien menés, il joue également des bois, des synthés ainsi que des percus. Il mène bien son affaire sans jamais tomber dans la soupe, même si globalement tout ça reste très commercial.
Larry Nash est aux claviers et synthés, Robben Ford aux guitares, on aurait souhaité l’entendre davantage, le bassiste est max Bennett, et John Guerin le batteur percussionniste.
La pièce de Joni Mitchell, « Love Poem », est souvent retenue car on y entend la chanteuse y faire quelques borborygmes en toile de fond, il faut dire que Tom Scott sortait d’une phase où il était son accompagnateur, ceci explique cela.
Mais côté pièces rien ne se détache vraiment, si ce n’est « Day Way » signé Robben Ford et « Good Evening Mr. & Mrs. America & All The Ships At Sea » où ce dernier nous sert un solo bien sympa, avant que Scott ne déchire un peu. Il faudrait également citer « Mondo », un poil ambitieux, qui laisse entrevoir des ouvertures intéressantes.
Pour le reste tout roule sans trop glisser sur la ligne blanche, propret, carré, avec moult références funky et rythm ‘n blues, de quoi servir une galette aux sonorités agréables, policées, bien que globalement attendues…